Atteintes à la liberté de la presse en Europe : "La censure se lève à l'est"

Débat au parlement européen sur la liberté de la presse dans l'UE
Débat au parlement européen sur la liberté de la presse dans l'UE © France 24

À la Une de la presse ce mercredi 10 mars : la levée, hier, par le Parlement européen, de l’immunité parlementaire de trois eurodéputés catalans, poursuivis par la justice espagnole pour la tentative avortée de sécession de la Catalogne en 2017. La préoccupation du Parlement européen face aux atteintes à la liberté de la presse en Europe de l’est et en Europe centrale. Une enquête sur les vraies retombées des essais nucléaires en Polynésie française. Du foot. Et la suite du match Meghan-Harry contre le reste de la famille royale britannique.

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À la Une de la presse, la levée, hier, par le parlement européen, de l’immunité parlementaire de trois eurodéputés catalans.

«Carles Puigdemont perd son immunité», annonce le journal catalan La Vanguardia,  qui précise que la justice espagnole se prépare maintenant à demander à Bruxelles l’extradition de l’ancien président du gouvernement catalan. Ce dernier avait fui en Belgique, en octobre 2017, au lendemain de la tentative avortée de la Catalogne de faire sécession. «La justice impose son rythme à la vie politique catalane», constate El Periodico, un autre journal catalan, qui dénonce, également, le retour en prison de sept élus indépendantistes catalans emprisonnés, eux, depuis le référendum d'autodétermination. Ces élus avaient été libérés temporairement, le temps de participer aux élections régionales du mois dernier. Que va-t-il se passer maintenant? D’après la presse espagnole, citée par Courrier International, le transfert en Espagne des trois eurodéputés catalans «paraît illusoire pour le moment», dans la mesure où le vote des parlementaires européens ouvre la voie à un interminable «labyrinthe juridique». La défense de Carles Puigdemont peut en effet faire appel de cette décision auprès de la Cour de justice européenne, au Luxembourg.

Le Parlement européen débat également aujourd’hui de la liberté de la presse au sein de l’UE. D’après Libération, le recul de la liberté de la presse dans plusieurs pays d’Europe de l’Est et d’Europe centrale préoccupe les élus européens. «La censure se lève à l’est» : Libé évoque les assassinats de journalistes en Slovénie, mais aussi à Malte, la nationalisation à marche forcée de radios ou de journaux en Pologne, et l’asphyxie économique des médias indépendants en Hongrie. Si le journal salue la décision des élus européens de mettre enfin le sujet sur la table, il regrette que l’UE ait tardé à contrer les attaques des régimes autoritaires contre la liberté de la presse. «La Commission est restée les bras croisés pendant dix ans à assister à la mort du pluralisme en Hongrie. Comme on n’a pas agi, cela a donné des idées à d’autres pays, comme la Pologne ou à la ­Slovénie», regrette la responsable du bureau de Reporters sans frontières à Bruxelles.

À la Une également, le dixième anniversaire, demain, du tsunami et de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Alors que les conclusions d’un comité de chercheurs de l'ONU, publiées hier, affirment que les émissions radioactives après l'accident à la centrale nucléaire «n'ont pas produit d'effets négatifs sur la santé», le quotidien français La Croix rapporte que les travaux de démantèlement de la centrale seront à la fois «gigantesques, dangereux et extrêmement coûteux» : plusieurs centaines de milliards d’euros, selon certains spécialistes.

Les répercussions du nucléaire ont été également l’objet d’une enquête de la plateforme de journalisme d’investigation Disclose, intitulée «Mururoa Files», dont les résultats sont publiés par The Guardian. D’après le quotidien britannique, cette étude démontre que l’impact d’au moins trois essais nucléaires menés par la France en Polynésie française a été «bien plus important que ce qui a été officiellement reconnu». La modélisation des retombées du seul essai nucléaire Centaure, le dernier à avoir été réalisé dans l’atmosphère, en 1974, suggère, notamment, que Paris aurait «sous-estimé de 40 %» la contamination de Tahiti.

Un mot de foot, également. Le PSG reçoit ce soir le FC Barcelone pour le match retour des huitièmes de finale de Champions League. «Les Parisiens, étincelants et victorieux au match aller, 4 à 1, espèrent décrocher leur billet pour les quarts et effacer ainsi le cauchemar (rien que ça) de la remontada de 2017», annonce L’Équipe. D’après le quotidien sportif, les Parisiens ont «un compte à solder» avec les Barcelonais, et pour mieux se concentrer sur l’objectif, ont «chassé toute euphorie de leur large succès de l’aller». PSG-Barça: attention, «dérapage interdit», prévient Le Parisien/Aujourd’hui en France, qui précise que la star du PSG, l’inénarrable Neymar, ne sera pas de la partie. L’attaquant brésilien, blessé aux adducteurs (j’ai appris, au passage, que les adducteurs sont des muscles qui rapprochent la cuisse de l'axe du corps), «paie sa mauvaise hygiène de vie», d’après 20 minutes, qui ironise : «Ce «Ney» pas possible». «Il n’y a qu’à voir son profil sur une plateforme de jeux multijoueurs pour constater l’incompatibilité entre les heures auxquelles Neymar succombe à son péché mignon et la vie d’un footballeur approchant la trentaine et visant le top niveau», persifle le gratuit.

L’autre grand match à suspense de la semaine est celui qui oppose Meghan Markle et son époux, le prince Harry, au reste de la famille royale britannique. D’après The Daily Mail, qui est un peu juge et partie dans cette querelle, les grands gagnants dans l’opinion publique britannique ne sont pas l’actrice américaine et sa moitié, que plus de 50 % des personnes interrogées veulent voir définitivement privés de tous leurs titres. Le tabloïd évoque un «énorme retour de bâton» pour les Sussex, après leur confession télé chez Oprah Winfrey. D’autant que «la Firme», comme l’appellent ses détracteurs, s’est lancée, hier, dans la contre-offensive. «Parfois les souvenirs varient», titre The Sun, à propos des accusations de racisme lancées par Meghan Markle concernant certains membres de la famille royale. «Les questions soulevées, en particulier celles liées à la race, sont préoccupantes», indiquait hier le communiqué de Buckingham palace, qui dit toutefois vouloir régler cette question «en privé» - autrement dit, laver son linge sale en famille. Le prince Harry, Meghan Markle et leur fils Archie «seront toujours des membres de la famille très aimés», ajoutait le communiqué. «We will always love you», titre, du coup, The Daily Mirror. Vous verrez, tout sera bien qui finira bien, puisque c’est toujours ainsi que se terminent les contes de fées.

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