Suspension du vaccin d'AstraZenaca : "Astracadabrantesque?"

Suspension dans plusieurs pays européens du vaccin d'AstraZeneca
Suspension dans plusieurs pays européens du vaccin d'AstraZeneca © France 24

A la Une de la presse, ce mardi 16 mars, la décision de plusieurs pays européens de suspendre, "par précaution", le vaccin AstraZeneca contre le Covid-19. Le refus du Vatican de bénir les unions homosexuelles. De nouvelles accusations de harcèlement sexuel présumé contre l’ex-présentateur vedette français Patrick Poivre d’Arvor. Et la polémique, en Belgique, autour d’une chanson de feu Annie Cordy.

Publicité

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également toujours sur votre PC en devenant fan sur Facebook

A la Une de la presse, la décision de la France, de l’Espagne et de l’Italie de suspendre le vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19, dans le sillage d’une douzaine d’autres pays européens, dont l’Allemagne.

"Mario Draghi stoppe le vaccin, sans expliquer pourquoi", selon Il Fatto Quotidiano,  qui montre le président du conseil italien fiole de sérum géante à la main. D’après le journal, le gouvernement italien parle d’une suspension "temporaire et de précaution, en attendant l’avis de l'agence européenne des médicaments", prévu ce jeudi. "Qui a peur d’AstraZeneca?" : le quotidien Libero fait état de cas de formation de caillots sanguins, sans qu’un lien ait toutefois encore été établi entre ces cas de thromboses et le vaccin.

D’après Le Parisien/Aujourd’hui en France, il y a un "doute", et ce doute est présenté comme "un nouveau coup dur" pour la campagne vaccinale, dont l’AstraZeneca est l’un des trois piliers en France, avec le Pfizer-BioNTech et le Moderna. Libération redoute, lui, que le revirement sur le sérum anglo-suédois "entame encore davantage la confiance" des Français envers les vaccins. "Astracadabrantesque", titre le journal, qui se demande s’il s’agit d’un "emballement irrationnel", d’un "principe de précaution poussé à l’extrême" ou d’une "psychose collective", en rappelant lui aussi que pour l’instant, "aucun lien n’est avéré entre le vaccin et les problèmes de thrombose". "Rien, nada, niente, nothing, nichts".

D’autres pays européens ont d’ailleurs choisi de poursuivre leur campagne de vaccination avec AstraZeneca, dont la Belgique. "Astrazenechaos": "la Belgique a choisi de ne pas céder à la panique", d’après Le Soir, qui s’inquiète de voir "l’unicité de l’action européenne miné par l’effet domino". "Après le chacun pour soi pour les frontières, c’est le chacun pour soi dans la gestion du risque vaccinal", regrette le journal, en évoquant "un dilemme cornélien pour les autorités politiques". Au Royaume-Uni, où les autorités ont largement eu recours au vaccin d’Oxford, l’attitude des Européens interloque les quotidiens britanniques: "Quelle honte! Mais à quoi joue l’Union européenne!", s’étrangle le très europhobe Daily Express. The Guardian, s’efforce, lui, de comprendre la prudence européenne. "Les preuves d’effets secondaires sont maigres, mais les gouvernements doivent prendre en compte des facteurs allant au-delà de la seule science", explique le journal, qui note que les autorités s’efforcent aussi de ménager leurs opinions publiques, promptes à questionner les intentions réelles des géants de l’industrie pharmaceutique. The Guardian relève, également, qu’il est "plus facile" pour les Européens, qui n’ont pas beaucoup de stocks d’AstraZeneca, contrairement au Royaume-Uni, de suspendre leur campagne de vaccination.

A la Une, également, le refus du Vatican, de bénir les mariages homosexuels. La Croix fait état d’une note publiée hier par la Congrégation pour la doctrine de la foi déclarant "illicite toute forme de bénédiction" tendant à reconnaître les unions homosexuelles. Un rappel qui suscite "la colère et la lassitude" des mouvements engagés dans l’accompagnement des personnes homosexuelles catholiques. Selon la chaîne de télévision américaine CNN, citée par Courrier International, le Saint-Siège a expliqué sa décision par le fait que l’homosexualité est un "choix" relevant du "péché" - une déclaration "approuvée" par le pape François, pourtant "souvent loué" pour son ouverture envers la communauté LGBTQ.

En France, l’assemblée nationale a voté hier un texte renforçant la protection des mineurs face aux violences sexuelles. Le Monde rapporte que les députés fixent à 15 ans l’âge en-dessous duquel un enfant est considéré non consentant pour un acte sexuel avec un adulte. Un seuil porté à 18 ans en cas d’inceste.

Le Monde, qui fait aussi état ce matin des témoignages de huit femmes qui dénoncent les agissements passés de l’ex-vedette du 20 heures, Patrick Poivre d’Arvor, accusé de s’être livré à des  abus de position dominante", de façon "répétée". Une jeune journaliste, qui l’avait côtoyé au début des années 90, se souvient: "C’était impensable de ne pas passer à la casserole, mais tout autant impossible de le dire. Moi, je ne l’ai pas dit. Je savais bien que si je disais quelque chose, il y avait un tel déséquilibre. Que je serais la pute et lui le séducteur".

On ne se quitte pas là-dessus. Le Huffington Post fait état d’une polémique en Belgique qui ne porte pas, cette fois, sur les vaccins, mais sur une chanson. Le site rapporte que le nom de la chanteuse Annie Cordy a été choisi pour remplacer celui de l’ex-roi Léopold II, responsable de massacres durant son règne colonial au Congo, pour rebaptiser un tunnel de Bruxelles. A priori, rien de grave, semble-t-il, sauf que le choix du nom de feu Annie Cordy provoque la colère de certains de ses compatriotes, qui jugent racistes les paroles de sa chanson "Cho Ka Ka O". Une chanson où l’interprète promet: "Si tu me donnes des noix de coco / Moi je te donne mes ananas"…

 

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse (du lundi au vendredi, à 7h20 et 9h20 heure de Paris). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

            

 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine