La France face à la troisième vague de Covid-19 : "Un an après, on ne s'en sort toujours pas"

La France de nouveau au pied du mur face à la pandémie de Covid-19
La France de nouveau au pied du mur face à la pandémie de Covid-19 © France 24

À la Une de la presse, ce mercredi 17 mars : la France de nouveau au pied du mur face à la troisième vague de l’épidémie de Covid-19, un an après le premier confinement. L’escalade de la répression en Birmanie. De la géopolitique asiatique. Et l’idée farfelue proposée par un élu brésilien pour endiguer la pandémie qui ravage son pays.

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À la Une de la presse, la menace d’une troisième vague épidémique en France.

Un an après le début du premier confinement, la France est de nouveau au pied du mur, de nouveau au bord du confinement : contaminations en hausse, vaccination trop lente, perturbée à la fois par le manque de doses et les inquiétudes sur le vaccin AstraZeneca.

La Dépêche du Midi fait état du «désarroi» des Français, «qui ne croient (plus) au retour à la vie normale». «Un an après, on ne s’en sort toujours pas» : Le Parisien/Aujourd’hui en France évoque des hôpitaux de nouveau «sous tension», et des personnels hospitaliers «de nouveau en première ligne face à la flambée de l’épidémie». Des soignants auxquels certains souhaitent dédier une journée nationale de célébration, à compter de l’année prochaine. Une initiative pour «valoriser leur engagement et remettre l’état du système de santé français au cœur des débats».

Le pari d’Emmanuel Macron de ne pas reconfiner semble de moins en moins tenable. D’après Le Figaro, le président est «sous pression» pour instaurer un reconfinement en Île-de-France, qu’il a jusqu’ici tenté d’éviter à tout prix. Un retour à la case départ que le journal met sur le compte des travers français : «Des précautions, encore des précautions, toujours des précautions» : «la formule, selon Le Figaro, du variant français» du Covid-19, dont le seul antidote serait «le courage».

Libération se demande si le «maître des horloges», tel qu’il s’est lui-même présenté, n’a pas «perdu le fil du temps», se bornant à «naviguer à vue» depuis un an. «Où a disparu le plus jeune président de l’histoire, sa fougue, son ambition, son idée de la France? Et où va-t-il aujourd’hui, où mène-t-il son pays?», s’interroge Libé. «En mars 2020, Emmanuel Macron faisait miroiter un changement de cap. Promesses sans lendemain», cingle L’Humanité, en dénonçant «les promesses en l’air» d’un président qui se disait «en guerre», il y a un an.

À la Une également, la poursuite de la répression des manifestants pro-démocratie en Birmanie. L’Osservatore Romano, le journal du Vatican, s’alarme du «bain de sang» qui s’étend sur le pays, où au moins 138 personnes ont été tuées par les forces de l’ordre, depuis le début des manifestations contre le coup d’État du 1er février. Un mouvement de contestation dans lequel les minorités ethniques et la majorité bamar se retrouvent unies contre la junte militaire, selon Le Temps, qui rapporte que tous, désormais, «réclament à l’unisson l’établissement d’un système fédéral».

En première ligne du mouvement, les jeunes Birmans, eux, trouvent auprès de la jeunesse de Thaïlande, de Hong-Kong et de Taïwan un soutien grandissant, d’après Le Monde. Une solidarité mentionnée sur les réseaux sociaux sous le hashtag «alliance du thé au lait», en référence à la boisson bue glacée et très sucrée, dans ces pays, et par opposition au thé «nature et austère» bu en Chine, qui soutient, elle, la dictature militaire.

La Chine, dont les ambitions sont au cœur de la première tournée asiatique du nouveau chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken. Lors de la première étape de cette tournée, hier, au Japon, le secrétaire d'État a dénoncé les revendications territoriales de Pékin en mer de Chine orientale et méridionale. Des revendications à l’origine de tensions entre la Chine et les États-Unis, mais aussi entre la Chine et le Japon.

The Japan Times fait état de sa satisfaction de voir le grand allié américain faire preuve de fermeté envers Pékin. «Nous riposterons si nécessaire lorsque la Chine utilisera la coercition et l'agression pour arriver à ses fins», a promis hier Antony Blinken. Une menace qui passe évidemment très mal en Chine. The Global Times, néanmoins, affiche son sang-froid : «Malgré le ton inamical» du chef de la diplomatie, «la Chine s’engagera dans les discussions» prévues ce jeudi avec les États-Unis en Alaska, indique le quotidien officiel.

La montée en puissance de la Chine est aussi invoquée, entre autres, par Boris Johnson, pour justifier sa décision d’augmenter l’arsenal nucléaire du Royaume-Uni. La volonté de Londres de se repositionner comme une grande puissance sur la scène internationale, après le Brexit et selon le concept de «Global Britain», défendu par Boris Johnson, laisse sceptique The Financial Times, qui évoque le «décalage» entre cette ambition et les moyens dont dispose le Royaume-Uni : «Il serait plus réaliste d’envisager le Royaume-Uni comme une puissance européenne importante, avec des intérêts globaux», conseille le journal.

Perplexité, aussi, du Guardian, qui juge la vision de Boris Johnson «démodée», «nostalgique et anachronique». «Les nouveaux défis (sur la scène internationale) ne peuvent pas être relevés par un retour aux armes nucléaires et aux porte-avions». Selon le journal, le gouvernement «aurait dû faire preuve de plus d’audace dans sa façon d’envisager l’avenir».

Toujours à la rubrique « stratégie », quoique dans un registre nettement plus surréaliste, The Guardian, toujours, rapporte qu’un élu brésilien de l’état de Rio Grande do Sul a assuré avoir trouvé LA solution pour en finir avec l’épidémie de Covid qui ravage le pays. Alberi Dias, c’est son nom, a suggéré d'utiliser des hélicoptères et des avions pour pulvériser sur sa ville du gel désinfectant pour les mains. «Nous avons beaucoup d’hommes d'affaires qui possèdent des hélicoptères et des avions. Je ne sais pas s'il existe une version liquide du gel alcoolisé. Mais je pense que la pulvérisation serait une bonne idée, parce que le virus est dans l'air», a déclaré l’intéressé. Une sortie qui a provoqué une avalanche de critiques sur les réseaux sociaux : «Ce type est prêt à devenir ministre de la Santé», a notamment réagi un internaute. Le ministère de la Santé brésilien en est, on le rappelle, à son quatrième ministre, depuis le début de la pandémie. Le dernier a été nommé, lundi dernier, par le président Jair Bolsonaro.

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