"Reconfinement : putain, un mois..."

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À la une de la presse ce vendredi, l'annonce d'un troisième "reconfinement" d'un mois dans 16 départements français sonne comme un "aveu d'échec" de la stratégie du gouvernement. Vu des États-Unis et de Chine, le carnage d'Atlanta commis par un jeune homme blanc contre des salons de massage chinois est le révélateur d’une violence accrue contre les Asiatiques. En Russie, avec sa réponse "c'est celui qui le dit qui l'est", Vladimir Poutine a neutralisé la "bombe Biden".

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Ce vendredi, le journal Libération affiche la sidération sur fond de rideau baissé avec ce titre : "Reconfinement : putain un mois". Seize départements, dont toute l'Île-de-France replacés sous cloche et un titre qui résume tout le ras-le-bol des Français. Une décision d'Emmanuel Macron, qui sonne comme un "aveu d'échec" pour le quotidien de gauche, voire le titre d'une mauvaise série à la une de L'Opinion : "Confinement, saison 3".  Dans son édito, Nicolas Beytout s'insurge : on a "le sentiment d'avoir été trompé (…) on nous promettait quatre à six semaines à tenir et on nous assigne maintenant à résidence". Le Parisien dresse son diagnostic :"Confinement, la rechute" avec pour seule consolation, la reprise de la vaccination avec AstraZeneca. "Si la décision avait été contraire, c'est tout le plan vaccinal du gouvernement qui tombait à l'eau."

La presse internationale s'intéresse à cette dernière tuerie perpétrée par un jeune homme blanc dans plusieurs salons de massages tenus par des Asiatiques à Atlanta, aux États-Unis. Si l'auteur présumé nie tout mobile raciste, les quotidiens américains et chinois y voient un révélateur d'une violence accrue contre cette communauté. Tandis que le Global Times accuse "Trump et les médias occidentaux de cette flambée des crimes antiracistes", le New York Times concède qu'il "est plus que temps d'admettre que le pays a un problème". Selon ce journal, les "Américains d'origine asiatique ont peur pour une raison (…) ils sont victimes du sectarisme et de la démagogie", le pendant de la vie américaine moderne.

Mais cette prise de conscience risque de ne pas suffire. Le Washington Post donne la parole à des dirigeants d'entreprises américano-asiatiques aux États-Unis. Ils disent craindre "une confrontation géopolitique de plus en plus profonde entre les États-Unis et la Chine" et qu'elle ne suscite encore davantage de réactions racistes et de préjugés. Elles pourraient continuer à s'intensifier même après l'accalmie sur le front de la pandémie.

L'heure est aussi à la confrontation personnelle entre Joe Biden et Vladimir Poutine. "C'est celui qui le dit qui l'est !" : voilà la réponse du président russe à son homologue américain Joe Biden, qui l'avait traité la veille de "tueur". Pour le Moskovski Komsomoletsle président russe a neutralisé la "bombe de Biden", le quotidien qui souligne que Joe Biden a violé l'étiquette diplomatique, du jamais-vu... Pour le journal suisse Le Temps, en qualifiant Vladimir Poutine de "tueur", le président américain a surtout souligné que les États-Unis voient la Russie comme une "puissance secondaire". Rien de tel face à la Chine de Xi Jinping. Cette différence de traitement montre que les États-Unis ne se voient qu'un seul rival stratégique : la Chine.

 

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