Éthiopie : "Plus aucune femme ne se sent en sécurité au Tigré"

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À la une de la presse ce lundi 22 mars, ces témoignages effroyables sur des "viols de masse" commis au Tigré, en Éthiopie, et cette "université ébranlée" en France, dépassée par les questions identitaires et où l'Unef n'est plus qu'un "syndicat étudiant à la dérive". Les quotidiens reviennent aussi sur les cafouillages du gouvernement français qui cherche sa "troisième voie" face au Covid-19. 

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"Plus aucune femme ne se sent en sécurité au Tigré." Libération rapporte des témoignages effroyables de cette région d'Éthiopie où s'est déroulée une guerre à huis clos, des récits recueillis dans un hôpital de la ville de Mekele par l'organisation One Stop center. Hannah, âgée de 45 ans et mère de six enfants "semble avoir perdu l'usage de la parole après avoir été violée par six soldats qui avaient forcé la porte de sa maison". Samri, 25 ans, a été sauvagement battue par les quatre militaires qui l'ont violée. Le gouvernement intérimaire mis en place à Mekele par Addis-Abeba a ouvertement mis en cause les militaires éthiopiens, mais aussi érythréens venus du pays voisin.

Le journal La Croix dresse le portrait d'une "université ébranlée", dépassée par les questions identitaires au cœur des recherches en vogue sur les discriminations. Il est ici question du concept d'islamo-gauchisme, des études post-coloniales ou encore d'intersectionnalité. Des approches qui déchirent les universitaires entre d'un côté "ceux qui dénoncent une entreprise idéologique qui exacerbent les appartenances identitaires au détriment des valeurs universalistes de nos démocraties et de l'autre ceux qui défendent farouchement la liberté académique". Le journal s'interroge : ces études sont-elles idéologiques ?

Ces questions identitaires ébranlent aussi le militantisme universitaire. Pour Le Figaro, l'Unef est"un syndicat étudiant à la dérive". Construit autour des valeurs de gauche et d'égalité sociale, il assume désormais de l'aveu même de sa présidente, Mélanie Luce, "l'organisation de réunion non mixtes interdites aux blancs". Alors que le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, dénonce des pratiques qui "mènent au fascisme", de nombreux responsables politiques réclament désormais la dissolution de l'Unef. Pour Yves Thréard, qui signe l'édito, "la lutte des races a remplacé la lutte des classes" au sein de l'Unef.

L'autre polémique du moment en France s'affiche à la une de L'Opinion : "Troisième confinement : pourquoi faire simple...". Le journal libéral revient sur le cafouillage des attestations de sortie, l'hésitation sur la liste des commerces non essentiels, symptômes d'un gouvernement qui peine à expliquer "sa 3e voie contre le virus".  Pour Le Monde, "loin d'apaiser la population, ce confinement Canada Dry sème le doute dans l'esprit des français et ébranle leur confiance dans l'exécutif". Un gouvernement qui a fait le pari d'un "confinement aéré", nous explique La Croix.

En 2020, à défaut de pouvoir sortir, beaucoup ont préféré dormir. Selon une étude publiée dans le Japan Times, nous avons gagné en moyenne dix minutes de sommeil par jour l'an dernier.

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