Persécution des Ouïghours : "Premières sanctions de l'UE depuis Tiananmen"

La Vanguardia revient sur les sanctions prises par l'Union européenne contre la Chine.
La Vanguardia revient sur les sanctions prises par l'Union européenne contre la Chine. © France 24

À la une de la presse ce mardi : la tension monte entre l’Europe et la Chine après les premières sanctions depuis Tiananmen, l'heure est aux représailles pour Pékin, qui affiche son partenariat avec la Russie ; en Israël, la presse en appelle au vote utile pour sortir d’une impasse politique à répétition ; et en France, l’heure de la vaccination de masse semble avoir sonné.

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La Chine est à la contre-attaque après les sanctions européennes prises lundi à l'encontre de quatre responsables chinois, mis en cause dans la persécution des musulmans ouïghours dans la région du Xinjiang. À son tour, Pékin a brandit l'arme des sanctions contre quatre entités et dix députés européens. "C'est la dure réponse de la Chine aux premières sanctions de l'Union européenne depuis Tiananmen", titre à la une La Vanguardia. Le journal catalan qui rappelle qu'en 1989, l'Europe avait mis en place un embargo sur les ventes d'armes après le massacre de la place Tiananmen. Après de telles mesures, le Global Times souligne dans son édito que les sanctions chinoises sont "totalement justifiées" face à "l'arrogance morale de l'UE et son intention de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine". "Nous avons la volonté et les outils de riposter", prévient le quotidien nationaliste.

Difficile de prédire les conséquences de cette montée des tensions. Pour le journal en ligne Politico, l'accord commercial historique signé en décembre dernier entre Pékin et Bruxelles pourrait en pâtir, des parlementaires européens menaçant désormais de ne pas le ratifier. L'accord devait donner aux entreprises européennes un meilleur accès aux marchés chinois.

À l'unisson avec Bruxelles, les États-Unis ont eux aussi sanctionné deux des quatre responsables chinois identifiés par les Européens. Fini "Sleepy Joe", place à la diplomatie de "Joe le cogneur" à la une de L'Opinion. Retour ici sur la séquence du 17 mars dernier, lorsque Joe Biden avait qualifié son homologue Vladimir Poutine de "tueur". "Soucieux d'affirmer le leadership américain, le président des États-Unis s'en prend à la fois à Moscou et Pékin dans des termes très peu diplomatiques", note le journal. Une attitude qui risque, prévient L'Opinion, de pousser Poutine dans les bras de Xi Jinping… À la une du Global Times, le Ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, en visite de deux jours en Chine, affiche une complicité assumée avec son homologue chinois. Le journal explique que le partenariat Chine-Russie est la clé pour contrebalancer l'hégémonie américaine.

En Israël, le électeurs se déplacent aux urnes pour les quatrièmes législatives en deux ans. Face au risque de lassitude et d'abstention, le Jerusalem Post publie un édito en forme d'injonction : "Allez voter pour la survie de notre avenir politique". Dans ce processus électoral, chaque voix compte en raison de l'extrême fragmentation du paysage politique. De nombreux partis restent sur la touche de la Knesset car ils ne parviennent pas à réunir les 3,5 % des voix nécessaires pour se voir attribuer un député. Le journal Haaretz signe de son côté un édito en forme de mise en garde : "Face au danger, quatre réponses". "Israël fait face à un danger plus grand que jamais. Le pays pourrait finir par être dirigé par un gouvernement de droite dépendant des racistes, des homophobes et des opposants à l'État de droit et aux droits de l'Homme". Les quatre réponses ici, ce sont ces quatre partis en lice qui selon le quotidien représentent les "partisans de la démocratie".

Alors qu'en Israël, la vaccination de masse a fait ses preuves, elle pourrait aussi arriver en France, à l'heure où le ministre de la Santé, Olivier Véran, indique que tous les Français qui le souhaitent devraient être vaccinés d'ici la fin de l'été. "Pourquoi pas nous ?", suggère Libération. Le journal qui constate une réalité : alors que "les États-Unis, le Royaume Uni ou Israël piquent à tour de bras, seul 2,4 millions de Français ont pour l'instant reçu leurs deux injections."

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