"Donald Trump consolide son emprise sur le parti républicain"

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À la Une de la presse, ce jeudi 13 mai : la poursuite de l’affrontement entre le Hamas et Israël, où des émeutes ont éclaté dans plusieurs villes judéo-arabes. L’emprise, aux États-Unis, de Donald Trump sur le parti républicain. Les JO persona non grata au Japon. Et un clin d’œil à Tintin.

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À la Une de la presse, la poursuite de l'affrontement entre le Hamas et Israël, où des émeutes ont éclaté dans plusieurs villes judéo-arabes.

Israel Hayom annonce une «intensification» de la «bataille» contre le Hamas. Le groupe islamiste poursuit ses tirs de roquette contre Israël, qui annonce, de son côté, avoir tué plusieurs de ses commandants dans ses frappes israéliennes contre Gaza. Le quotidien israélien fait également état d’incidents violents dans plusieurs villes judéo-arabes, notamment Lod, Haïfa et Acre, où un juif aurait été «gravement blessé lors d’une tentative de lynchage», tandis qu’une «foule en colère» aurait fait de même contre un homme considéré comme arabe, à Bat Yam, dans le sud de Tel-Aviv. 

«Tentative de lynchage d’un juif à Acre, d’un arabe à Bat Yam» : The Jerusalem Post s’alarme de la «montée en flèche» des violences dans les villes judéo-arabes et «des dommages causés à l'équilibre délicat de la coexistence entre juifs et arabes par le paroxysme de la violence arabe qui accompagne les roquettes du Hamas».

«Netanyahu conduit Israël à la guerre civile entre juifs et Palestiniens» : Haaretz accuse, lui, le Premier ministre israélien d’avoir, «pendant des années, par ses mensonges, ses incitations à la haine, des médias captifs, une police brutale et des lois discriminatoires, réprimé les citoyens palestiniens d'Israël, préparant le pays à un conflit violent, qui est peut-être en train de commencer».

Face à l’intensification de la violence, la diplomatie s’active, mais sans grand résultat pour le moment. D’après L’Orient Le Jour, le Conseil de sécurité de l’ONU, qui a tenu hier une nouvelle réunion d’urgence, n’a pas réussi à s’entendre sur une déclaration commune, à cause de l’opposition persistante des États-Unis, qui annoncent l’envoi d’un émissaire en Israël et dans les territoires palestiniens pour exhorter à la «désescalade». Le président Joe Biden s’est ensuite entretenu avec Benjamin Netanyahu. «Mon espoir est que la situation soit résolue aussi rapidement que possible, mais Israël a le droit de se défendre quand des milliers de roquettes sont tirées vers son territoire», a-t-il commenté.

L’attitude du président américain est critiquée jusque dans son propre camp démocrate. The Washington Post évoque le risque, pour les États-Unis, de se retrouver de nouveau embourbés dans le «marais moyen-oriental». Une situation que Joe Biden espérait éviter, préférant concentrer ses efforts sur la confrontation avec la Chine, poursuit le journal, rapportant que les propos du président sur le droit d’Israël à se défendre satisfont la frange «orthodoxe» du parti démocrate, favorable à l’État hébreu, mais déplaisent, en revanche, à la nouvelle génération d’élus, prêts à contester l’orthodoxie pro-israélienne du parti démocrate.

D’après le quotidien, ces jeunes parlementaires font pression à la fois sur l'administration Biden et sur les dirigeants du Congrès pour condamner davantage les actions israéliennes, comme en témoigne ce tweet d’un élu du Wisconsin : «Nous ne pouvons pas condamner les roquettes tirées par le Hamas et ignorer la violence policière approuvée par l'État d'Israël contre les Palestiniens - y compris les expulsions illégales, les attaques violentes contre les manifestants et le meurtre d'enfants palestiniens». «L'aide américaine ne devrait pas financer cette violence».

Les États-Unis, où les républicains de la Chambre des représentants ont évincé Liz Cheney de son poste de numéro trois du groupe parlementaire. La fille de l'ancien vice-président Dick Cheney a finalement été sanctionnée pour avoir dénoncé les «mensonges très dangereux» de Donald Trump, qui affirme encore et toujours, contre toute évidence, que la présidentielle lui a été «volée». Entre Liz Cheney et Donald Trump, c’est donc l’ancien président qui a gagné. Et cela ne surprend pas The New York Times, qui voit là une «nouvelle confirmation», que «le parti républicain est malade et dangereux, de plus en plus subversif et illibéral, pris dans l'emprise de ce que Liz Cheney a décrit comme 'le culte anti-démocratique de la personnalité de Donald Trump'».

Du culte de la personnalité au culte du sport : au Japon, de plus en plus de voix s’élèvent contre la tenue, dans deux mois, des Jeux olympiques de Tokyo. D’après Libération, le débat sur l’annulation de ces Jeux enfle dans l’archipel, dont les habitants critiquent l’allocation de moyens médicaux importants pour protéger les délégations olympiques du Covid, alors qu’ils jugent la politique nationale contre la pandémie «très déficiente», et que le Japon est entré dans une quatrième vague épidémique.

On ne se quitte pas là-dessus. Dans un registre nettement moins dramatique, et artistique, The Guardian rapporte qu’un tribunal français a débouté, en début de semaine, la société Moulinsart qui poursuivait, pour «contrefaçon et atteinte au droit moral» du dessinateur Hergé, un peintre français, Xavier Marabout, dont les œuvres mêlent l’univers de Tintin et d’Edward Hopper. La justice française a reconnu «l’exception de parodie» et «l’intention humoristique» de l’artiste, dont l’œuvre fait fi des déclarations de feu Hergé, qui avait expliqué à de nombreuses reprises ne pas vouloir impliquer les femmes dans son œuvre, parce qu’il trouvait qu’elles sont rarement des éléments comiques...

 

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