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Didier Reynders : "Nous sommes confrontés à une déferlante de barbarie islamiste"

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Au moment où l’Europe se reconfine pour faire face à la deuxième vague de coronavirus, sa pratique démocratique est mise à l’épreuve des mesures restrictives. Elle s’interroge aussi sur les liens transatlantiques à la veille de l’élection américaine. Pour en parler, l'équipe d'"Ici l'Europe" reçoit Didier Reynders. Après une carrière politique nationale en Belgique, notamment au poste de Ministre des Affaires étrangères, sa mission est maintenant de veiller au respect de l'État de droit au sein de l'Union européenne en tant que Commissaire européen en charge de la Justice.

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Interrogé sur les récents attentats terroristes en France, il réaffirme la "solidarité totale de l’Union européenne avec la population française" et insiste sur la nécessité de "continuer à défendre très fortement la liberté d’expression". Selon lui, il faut rester "très attentifs à d’autres types de discours, les discours de haine qui se répandent de plus en plus (...) surtout sur les réseaux sociaux."

Il déplore le manque de coordination pour obtenir "un accord de tous les États membres" dans la gestion de la crise sanitaire : ils ont mis "6 à 8 semaines pour obtenir l’accord sur une carte commune donnant les mêmes codes couleurs pour indiquer la situation sanitaire à travers l’UE !". Didier Reynders soutient par ailleurs qu'"il ne doit pas y avoir de contradictions entre la protection de la santé et la protection de l’économie", insistant sur le fait que "l’on ne peut pas avoir une économie florissante si la santé des citoyens est à ce point en danger" et qu'il est important "que les mesures de protection soient accompagnées de mesures de soutien."

Sur l’aspect médical, il soutient que l'Union européenne "doit aussi être capable de produire elle-même un certain nombre d’équipements médicaux, de produits pharmaceutiques, des vaccins que l’on a malheureusement laissé parfois produire trop loin de chez nous avec une vision à court termes de diminution des coûts." 

Didier Reynders rappelle que "l’Union européenne a mis 100 milliards d’euros à disposition pour venir renforcer le chômage partiel. Et il faut continuer dans ce sens là. Il faut vraiment faire en sorte qu'à chaque fois qu'on décide que des activités doivent s'arrêter, le soutien soit là". Selon lui, "c’est probablement le manque de soutien qui provoque parfois la réaction des citoyens qui ne comprennent pas pourquoi on leur demande d’arrêter leur activité." Dans le cadre de la libre circulation des citoyens, il insiste sur le fait que l’Union européenne reste "très attentive aux violations des droits des citoyens" sans faire "de discrimination entre États membres", prenant l'exemple de la Hongrie qui "limite l’accès à son territoire sauf pour les pays voisins", concluant qu’il "faut intervenir en la matière."

Il affirme enfin la volonté de l’Union européenne d’entretenir "une relation transatlantique forte" sans renoncer à "jouer son rôle géopolitique, un rôle de leader dans un certain nombre de domaines."

 

Emission préparée par Isabelle Romero

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