Journal de campagne - USA 2020

Trump et Biden débattent une dernière fois et Obama soutient son ancien vice-président

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Retour sur l'actualité de la campagne pour la présidentielle du 3 novembre 2020 aux États-Unis, avec l'image qui a marqué la semaine, les sujets qui font polémique et l'analyse de la semaine.

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Au sommaire de ce numéro :

L'image de la semaine : l'apparition de l'ancien président Barack Obama. Sans veste ni cravate, l'ancien locataire de la Maison Blanche a enfin donné à la campagne de Joe Biden l'éloquence qui lui manquait.

Depuis l'investiture de Donald Trump en janvier 2017, le 44e président des États-Unis s'était fait particulièrement discret. Tout comme lors des primaires démocrates, durant lesquelles Barack Obama a concrètement brillé par son absence, n'offrant son soutien à son ancien vice-président qu'une fois qu'il était concrètement vainqueur.

Mais cette fois, devant le public démocrate de Pennsylvanie, Barack Obama n'a pas retenu ses coups, ni ses mots, et a dressé un portrait assassin du président en exercice.

La polémique de la semaine : il s'agit en réalité d'un débat, le dernier entre les deux candidats avant le scrutin. Cette ultime rencontre tenue jeudi à Nashville. Après le fiasco du 29 septembre dernier, l'épreuve était autant redoutée par le public que par les deux compétiteurs. Pour éviter la cacophonie, la commission en charge de l'organisation de l'événement a dû prendre des mesures drastiques pour discipliner les candidats : micro coupé en alternance, temps de parole distribué de main de maître par la journaliste de la chaîne américaine NBC… Bilan : c'est le public américain qui en est sorti vainqueur et qui a enfin pu entendre les idées des deux prétendants à la Maison Blanche. Pandémie, économie, couverture santé, sécurité – tous les sujets ont été passés en revue.

L'analyse de la semaine : avant de réapparaître sur le plateau de la chaîne NBC à Nashville, Joe Biden avait concrètement disparu de la scène médiatique pendant quelques jours. Si proche de l'échéance, ce choix stratégique est tout simplement du jamais-vu dans une campagne américaine et, surtout, tranche avec l'hyper activité de Donald Trump.

En réalité, chacun des deux candidats mène la campagne dont il a besoin en tenant compte de ses atouts et de ses faiblesses. Joe Biden jouit d'une avance confortable dans les sondages – entre 8 et 10 points, selon les instituts. Mais une menace continue de peser : l'hypothèse qu'il commette une faute majeure de langage, la déclaration de trop qui lui fera perdre la confiance de son électorat.

On l'a vu durant le débat : la prise de parole en public est une épreuve pour le candidat démocrate mais jusqu'à présent il commet un sans-faute.

Pour Donald Trump, c'est tout simplement l'inverse. Le président en exercice adore les meetings, il n'est jamais aussi heureux que parmi ses militants et il sait que dans les États clés, il doit aller chercher chaque vote au forceps... Le risque pour lui, l'outrance de trop, celle qui l'empêchera de convaincre les indécis au dernier moment.

- Et maintenant : Après le débat de jeudi, les électeurs américains pourraient ne revoir les deux hommes ensemble que le jour de l’investiture, en janvier prochain, et seulement en cas de victoire de Joe Biden.

La prochaine échéance est donc concrètement la tenue du scrutin, le 3 novembre prochain. D’ici là, le président en exercice devra poursuivre ses meetings de campagne jusqu’au dernier moment, et notamment en Floride, l’État qu’il n’a pas le droit de perdre. Pour Joe Biden, le défi va consister à tenir et conserver son avance dans les sondages pour encore quelques jours.

>> À voir aussi : Présidentielle américaine : plongée dans les "swing states" du Minnesota et du Wisconsin

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