Le Premier ministre éthiopien admet la présence de troupes érythréennes au Tigré

Ethiopie: plus d'une centaine de civils tués en novembre au Tigré, selon la Commission éthiopienne des droits
Ethiopie: plus d'une centaine de civils tués en novembre au Tigré, selon la Commission éthiopienne des droits © AFP

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a admis la présence de troupes érythréennes dans la région du Tigré, jugeant "inacceptables" les attaques menées contre des civils qui ont pu être commises dans cette zone frontalière en proie aux combats depuis novembre dernier.  Plus d'une centaine de civils ont été tués par les troupes érythréennes fin novembre dans la ville éthiopienne d'Aksoum, quelques semaines après le début du conflit au Tigré, affirme la Commission éthiopienne des droits de l'homme (EHRC) dans un rapport publié mercredi.

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Conflit au Tigré : à lire également sur France 24 >>> Comment l'Éthiopie a dû se résoudre à admettre l'implication de l'Érythrée au Tigré

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Le Kenya a annoncé son intention de fermer définitivement deux camps de réfugiés qui accueillent plus de 400 000 personnes. Le ministère de l'Intérieur a demandé à l'agence des Nations unies en charge des réfugiés (HCR) de proposer d'ici 14 jours un plan pour la fermeture des camps de Kakuma et de Dadaab, ouverts respectivement il y a 29 et 30 ans. 

Quelque 190.000 personnes, majoritairement venues du Soudan du Sud, vivent à Kakuma, à l'extrême Nord-Ouest du Kenya. Le camp de Dadaab est lui situé au Nord-Est du pays, près de la Somalie, et accueille près de 250.000 réfugiés, essentiellement des Somaliens qui ont fui leur pays après le début de la guerre civile en 1991.

En Guinée, le journaliste Amadou Diouldé Diallo est toujours détenu à la prison centrale de Conakry. Interpellé le 1er mars dernier, il est inculpé pour ''offenses au chef de l'Etat''. Ses avocats dénoncent une « violation » de la loi sur la liberté de la presse, une loi qui dépénalise les délits de presse dans le pays. Les explications de Malick Diakité à Conakry.

Paul Rusesabagina, héros du film "Hôtel Rwanda" jugé depuis mi-février à Kigali pour "terrorisme", n'a pas comparu mercredi à son procès et a informé les autorités pénitentiaires qu'il n'assisterait plus aux audiences, estimant que son droit à se défendre était bafoué.

Enfin au Togo, dans le centre du pays, un réseau de jeunes producteurs et agriculteurs enseigne aux autres qu'il est possible de vivre d'une agriculture durable. Cette structure, à l'origine de plus d'un millier de fermes-écoles au Togo, forme les futurs patrons de l'agriculture écologique et familiale du pays. Reportage d'Emmanuelle Sodji et Raphaël N'Talé.

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