L'Entretien

Zéphirin Diabré, candidat à la présidentielle burkinabè : "Blaise Compaoré doit rentrer au Burkina"

L’opposant burkinabé Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC).
L’opposant burkinabé Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC). © France 24

Dans un entretien accordé à France 24 depuis Bobo-Dioulasso, l’opposant burkinabé Zéphirin Diabré, candidat à l’élection présidentielle de dimanche se dit confiant dans sa victoire. Dénonçant la dégradation de la situation sécuritaire au  Burkina Faso, il assure que s’il est élu, il engagera un dialogue avec certains groupes armés. Enfin, il se dit favorable à un retour au pays de l’ancien président exilé Blaise Compaoré et prône un processus de "réconciliation nationale".

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L’opposant burkinabé Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC), se dit confiant dans sa victoire à la présidentielle de dimanche 22 novembre au Burkina Faso. Il affirme qu’il sera bien au second tour face au président sortant, Roch Marc Christian Kaboré et ajoute que toute l’opposition s’est mise d’accord pour soutenir le candidat arrivé en tête.

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Celui qui se présente pour la seconde fois à la magistrature suprême dénonce des achats de vote par le parti au pouvoir et se dit prêt à contester le résultat du scrutin si des preuves sont avérées. "Nous sommes très vigilants", déclare-t-il sur France 24 depuis Bobo-Dioulasso. "S’il y a fraude, il va de soi que je n’accepterai pas les résultats". Il critique également le fait que de nombreux burkinabè, déplacés en raison des violences, ne pourront pas se rendre aux urnes.

Zéphirin Diabré blâme, par ailleurs, Roch Marc Christian Kaboré pour son incapacité à juguler la dégradation de la situation sécuritaire au Burkina Faso. Il assure que le refus du président de négocier avec les groupes armés est une erreur et annonce que, s’il est élu, il engagera un dialogue avec certains groupes armés, afin de trouver des compromis. Il affirme toutefois que l’intégrité territoriale du pays, son caractère laïc et démocratique seront pour lui des lignes rouges dans toute négociation.

>> À voir, notre débat : "Insécurité et réconciliation au cœur de la campagne"

Enfin, l’opposant se dit favorable à un retour au pays de l’ancien chef d’État Blaise Compaoré, actuellement exilé en Côte d’Ivoire, et prône, plutôt qu’un jugement, un processus de "réconciliation nationale", nécessaire pour relever "les défis" auquel le Burkina Faso fait face.

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Et notre entretien avec le candidat Eddie Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP)

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