L'Entretien

"On ne pourra pas changer le Liban avec les mêmes acteurs", selon l'ex-député Michel Moawad

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Le président du "Mouvement de l’indépendance" libanais Michel Moawad explique sur France 24 que le Liban, frappé par une crise sans précédent, n’a plus le choix : soit il renouvelle complètement sa classe politique, soit les Libanais sombrent dans "un suicide collectif". L’immixtion de Téhéran via le Hezbollah libanais demeure pour l’ex-député une cause majeure du marasme dans lequel est plongé le Pays du Cèdre.

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Le président du "Mouvement de l’indépendance" libanais affirme que son pays doit une fois pour toutes régler la question des armes détenues par le Hezbollah. Il affirme que les récentes déclarations d’un commandant des gardiens de la révolution iranienne, selon lesquelles les missiles du Hezbollah sont en fait ceux de l’Iran, sont la preuve que la milice chiite remet en cause la souveraineté libanaise. L'ancien député estime que cette question doit être réglée tout autant que celle de la mauvaise gouvernance et de la lutte contre la corruption.

Michel Moawad estime que son pays court le risque du chaos et de la guerre civile si le système ne peut se réformer à travers les institutions. L’ultime opportunité pour cela réside, selon lui, dans des élections législatives anticipées afin de donner voix au mouvement de contestation et aux voix réformatrices. Il affirme avoir démissionné du parlement juste après l’explosion du port de Beyrouth, constatant l’incapacité du gouvernement comme du parlement à assumer leurs responsabilités.

Notre invité appelle à la formation d’un nouveau bloc rassemblant le mouvement de contestation et les réformateurs pour changer la donne politique. Michel Moawad nie toute volonté de vouloir se présenter à la présidence.

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