Liban-Syrie : trafic et sanctions, le nouveau front

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L’économie libanaise est à l’agonie et pourtant elle continue à maintenir sous perfusion son encombrant voisin, la Syrie de Bachar al-Assad. Avec l’application de sanctions internationales, notamment la loi César entrée en vigueur aux États-unis en 2020, le trafic transfrontalier entre le Liban et la Syrie a explosé. Cette loi interdit toute transaction avec les entreprises et les institutions liées au dirigeant syrien et à son entourage. "Reporters" vous emmène cette semaine sur les routes de la contrebande, au cœur de la crise économique libanaise.

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James André et Mayssa Awad ont enquêté sur un phénomène qui coûte plusieurs millions de dollars par jour à l’économie libanaise, et empêche la communauté internationale de venir au secours du pays du Cèdre.

Hermel est une ville du Liban située au nord de la vallée de la Bekaa, à 150 km de Beyrouth. Officiellement, la frontière avec la Syrie voisine est fermée à cause du Covid-19. Dans cette zone, tous types de produits font l'objet de trafics, surtout ceux qui sont subventionnés par l’État Libanais (comme le carburant, les médicaments et la nourriture de base) et les trafiquants ne risquent pas grand-chose.

Dans la capitale libanaise, la livre s’est effondrée (elle a atteint son plus bas historique en mars 2021) et le peuple est en colère. Chaque jour, des groupes de manifestants bloquent les routes. Un peu partout dans le pays, d'Hermel à Beyrouth, les effets du trafic aux frontières s’ajoutent à la corruption, à la crise politique et à la fuite des capitaux.

>> À lire aussi : Effondrement de la livre, nouvelles sanctions américaines... La Syrie proche du naufrage économique

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