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France : agression antisémite à Marseille, le parquet antiterroriste saisi

(Photo d'illustration)
(Photo d'illustration) Boris Horvat, AFP

Une enquête pour tentative d'assassinat a été ouverte par le parquet de Marseille, après l'agression lundi d'un enseignant juif par un adolescent se revendiquant du groupe État islamique. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

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Le parquet de Marseille a ouvert, lundi 11 janvier, une enquête pour "tentative d'assassinat" et "apologie du terrorisme", après l'agression d'un professeur juif de 35 ans devant la mairie du 9e arrondissement. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

La victime, un professeur de 35 ans à l’Institut franco-hébraïque, portant une kippa, se rendait sur son lieu de travail, lorsqu’un jeune homme d’une quinzaine d’années l’a agressé à la machette. L’enseignant, qui s’est défendu, a réussi à mettre son agresseur en fuite au prix de légères blessures au dos et à la main.

>> À lire sur France 24 : De nombreux juifs français choisissent Israël pour fuir l'insécurité


L’agresseur présumé a été interpellé dix minutes plus tard par la brigade anticriminalité (BAC). Le procureur de la République a précisé que l’individu interpellé était un adolescent de 15 ans et 11 mois, turque d’origine kurde et inconnu des services de police. Lors de son interpellation, il affirme avoir agi "au nom d'Allah" et du groupe État islamique. Pour le procureur, son profil "semble être celui d'une personne radicalisée via Internet".

"Une révoltante agression antisémite"

Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé une "révoltante agression antisémite" et a exprimé sa solidarité.

De son côté le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez, a déclaré : "Nous savons que c'est un acte clairement antisémite, un acte grave commis à quelques dizaines de mètres" d'une école juive. Le préfet s'est rendu dans l'établissement auquel appartenait l’enseignant. Il a tenu à marquer toute la "solidarité" de l'État et a rappelé toute sa détermination à assurer la protection des sites sensibles, notamment les écoles juives qui bénéficient déjà de gardes statiques lors de l'entrée et de la sortie des élèves.*

Avec AFP

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