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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

Situation préoccupante au Nord-Kivu

2 min

L'inquiètude de la communauté internationale grandit après les violents affrontements entre forces gouvernementales et partisans de Nkunda au Nord-Kivu. (Récit : A. Zajtman)

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GOMA, Congo démocratique, 30 août (Reuters) - Des milliers
de civils se sont enfuis du Nord-Kivu à la suite de violents
affrontements qui ont éclaté jeudi avant l'aube entre l'armée et
des soldats rebelles dans l'extrême est de la RDC.


Selon des témoins, un milliers de soldats fidèles au général
rebelle tutsi Laurent Nkunda ont attaqué vers 04h00 locales
(02h00 GMT) le QG de la brigade de l'armée congolaise cantonnée
à Katalé, à une soixantaine de km au nord-ouest du chef-lieu de
la province du Nord-Kivu, Goma.


Des tirs de mitrailleuses et d'armes lourdes ont duré
pendant plus de six heures.


"Il s'agit d'une nouvelle attaque d'insurgés", a déclaré à
Reuters le colonel Delphin Kahimbi, chef des opérations de
l'armée pour le Nord-Kivu. "Nous sommes, cette fois, en train de
prendre les mesures nécessaires pour en finir avec cette
situation, qui commence à nous couvrir de ridicule".


Les militaires n'ont fourni aucun bilan mais un témoin à
Masisi, une localité voisine abritant plus de 10.000 habitants,
a indiqué qu'un nombre indéterminé de civils avaient été touchés
par des balles perdues et qu'un exode avait commencé.


"Masisi s'est entièrement vidée de ses habitants. Ils se
sont tous enfuis", a déclaré à Reuters Jean Kugaya, travailleur
humanitaire de l'ONG World Vision.


Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(HCR) a affirmé ne pas être en mesure de confirmer l'exode de
jeudi, mais s'est déclaré inquiet de la hausse du nombre de
réfugiés dans les dernières semaines.
"Nous craignons qu'avec ces confrontations croissantes il
n'y ait de plus en plus de déplacements de population, créant de
nouveaux camps de réfugiés qui seront de plus en plus difficiles
à gérer", a déclaré un porte-parole du HCR.


En 2004, Nkunda s'était emparé de Bukavu, chef-lieu du
Sud-Kivu, avec 4.000 hommes. Il fait l'objet d'un mandat d'arrêt
international pour des crimes de guerre qu'il est accusé d'avoir
commis durant cette période.


En vertu d'un accord de paix conclu sous l'égide du Rwanda,
plusieurs milliers de combattants de Nkunda ont été incorporés
dans des unités mixtes de l'armée régulière.


Mais les violences se sont poursuivies et certains de ces
soldats ont abandonné leurs régiments la semaine dernière.

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