PARLEMENT

Liban : la majorité déterminée à aller au Parlement

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A quelques heures de la fin du mandat du président sortant, la majorité parlementaire appelle tous les députés à participer vendredi à la séance consacrée à l'élection d'un nouveau chef de l'Etat.

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La majorité parlementaire libanaise antisyrienne a appelé jeudi soir tous les députés à se rendre vendredi au Parlement pour participer à la séance consacrée à l'élection d'un nouveau chef de l'Etat, à quelques heures de la fin du mandat du président sortant.

Les forces du 14 mars -coalition antisyrienne au pouvoir- "invitent tous les députés à participer demain à la séance (consacrée à) l'élection du président de la République", a affirmé le député Elie Aoun, lors d'une conférence de presse retransmise par la télévision libanaise LBC.

M. Aoun lisait un communiqué des forces du 14 mars, publié à l'issue d'une réunion de la majorité à l'hôtel Phoenicia, où sont réfugiés une quarantaine de députés antisyriens craignant pour leur vie.

La majorité a aussi indirectement réagi à une initiative de l'un des piliers de l'opposition soutenue par Damas et Téhéran, le chrétien Michel Aoun, qui a notamment proposé jeudi que son camp nomme un candidat intérimaire à la présidence, dont le mandat se terminerait après les législatives de 2009.

La majorité "refuse catégoriquement tout morcellement du mandat du président de la République, qui est de six ans selon l'article 49 de la Constitution, et considère qu'une proposition en ce sens est une atteinte directe au poste présidentiel", a affirmé le député Elie Aoun.

Michel Aoun avait aussi proposé que le chef de la majorité Saad Hariri nomme un chef du gouvernement qui n'appartienne pas à son mouvement, le Courant du Futur.

Il a précisé que son initiative serait uniquement valable jusqu'à la fin du mandat du président sortant, le pro-syrien Emile Lahoud, soit "vendredi à 23h", abandonnant ainsi temporairement sa propre candidature à la présidence.

Le blocage reste total entre la majorité et l'opposition soutenue par Damas et Téhéran, profondément divisées sur le nom du successeur du président sortant Emile Lahoud.

La députée de la majorité Solange Gemayel a affirmé jeudi à l'AFP que la séance parlementaire avait été reportée pour la cinquième fois.

En l'absence d'accord, la majorité, qui dispose de 68 députés sur 127, a averti qu'elle élirait le président à la majorité simple, alors que l'opposition exige un quorum des deux tiers.

L'opposition a également agité la menace d'un gouvernement parallèle, ce qui fait craindre que le pays ne plonge dans le chaos.

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