ASSASSINAT DE BHUTTO

La communauté internationale condamne l'attentat

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De nombreux pays ont condamné l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto. (Récit : L. Dupont)

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CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU
"Le Conseil de sécurité condamne dans les termes les plus vigoureux cet attentat suicide commis par des extrémistes", dit un communiqué informel lu par l'ambassadeur italien Marcello Spatafora, actuel président du Conseil, après une réunion extraordinaire. "Le Conseil de sécurité rend hommage à l'ancien Premier
ministre Bhutto. Le Conseil de sécurité engage tous les Pakistanais à faire preuve de retenue et à préserver la stabilité du pays."


BAN KI-MOON, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ONU
"Je condamne fermement ce crime odieux et je demande que les responsables soient traînés le plus rapidement possible devant la justice."



GEORGE BUSH, PRÉSIDENT DES ETATS-UNIS
"Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts cet acte lâche commis par des extrémistes meurtriers qui tentent de nuire à la démocratie au Pakistan. Ceux qui ont commis ce crime doivent être traduits en justice. "Nous nous tenons au côté du peuple pakistanais dans sa lutte contre les forces du terrorisme et de l'extrémisme. Nous l'exhortons à honorer la mémoire de Benazir Bhutto en poursuivant le processus démocratique pour lequel elle a donné si courageusement sa vie."


MANMOHAN SINGH, PREMIER MINISTRE INDIEN
"Avec sa mort, le sous-continent perd un dirigeant politique de premier plan qui avait oeuvré pour la démocratie et la réconciliation de son pays. "La manière dont elle s'en est allée nous rappelle les dangers qui menacent notre région et la nécessité d'éradiquer la menace dangereuse du terrorisme." Bhutto, a-t-il ajouté, "laisse une profonde empreinte sur son temps et sur son époque".



NAWAZ SHARIF, EX-PREMIER MINISTRE PAKISTANAIS
"Le (parti) PML (N) boycotte le scrutin après l'assassinat de Benazir Bhutto", a dit l'opposant politique en se référant à son parti et aux législatives prévues le 8 janvier."Des élections libres ne sont pas possibles en présence de Musharraf".
Sharif, rentré d'exil comme Bhutto, son ex-rivale, avait coopéré avec elle récemment contre le président Pervez Musharraf.


COMMONWEALTH
"Il s'agit d'un acte de violence abominable et lâche, d'une tragédie complètement absurde. C'est un jour sombre pour le Pakistan et le Commonwealth. Je condamne vigoureusement cet acte monstrueux", dit un communiqué de Don McKinnon, secrétaire général du Commonwealth. L'organisation, qui compte 53 pays membres, avait suspendu le Pakistan en novembre après la proclamation de l'état d'urgence par le président Pervez Musharraf. Mais le Commonwealth a ensuite promis de réexaminer la situation après les élections législatives prévues en janvier.

VLADIMIR POUTINE, PRESIDENT RUSSE
"Il s'agit d'un défi lancé par les forces du terrorisme non seulement au Pakistan, mais à toute la communauté internationale", a-t-il déclaré selon les agences russes en
dénonçant "un acte de terrorisme barbare". "Nous espérons que les auteurs de ce crime seront retrouvés et punis en conséquence."



NICOLAS SARKOZY, PRÉSIDENT FRANÇAIS
"Benazir Bhutto était rentrée dans son pays pour participer à la campagne en vue des élections législatives du 8 janvier prochain. Aujourd'hui, elle paie de sa vie son engagement au service de ses concitoyens et de la vie politique du Pakistan", écrit-il dans une lettre adressée à son homologue pakistanais, Pervez Musharraf. "Il est plus que jamais indispensable que les élections législatives du 8 janvier se préparent et aient lieu dans des conditions de pluralisme, de transparence et de sécurité qui permettront au peuple pakistanais de s'exprimer et de choisir
librement ses représentants élus."



GORDON BROWN, PREMIER MINISTRE BRITANNIQUE
"Elle a été assassinée par les lâches qu'effraie la démocratie. "Benazir Bhutto a peut-être été assassinée par des terroristes, mais on ne doit pas laisser les terroristes
assassiner la démocratie au Pakistan."


JOSE MANUEL BARROSO, PRESIDENT DE LA COMMISSION EUROPEENNE
Le chef de l'exécutif européen a dénoncé un "crime odieux" et une "agression contre la stabilité" du Pakistan.


ROI ABDALLAH D'ARABIE SAOUDITE
Le monarque a qualifié les auteurs de l'attentat de "meurtriers qui sont loin de l'islam et du sens moral".

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