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RFID : le "big brother" des objets

La radio-identification, ou RFID, est le dernier cri technologique pour le traçage d'un produit. Le code-barre de demain fait l'objet d'une sévère bataille économique.

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Le code de barre, c'est dépassé ! Aujourd’hui, l’avenir pour les industriels, c’est la RFID (Radio Frequency Identification ou Identification par radio fréquence).

Le principe est clair : permettre d’accéder aux informations d’un objet, sa qualité, son numéro de série, son origine, sa date de fabrication… mais à distance. Là réside l’originalité de cette technologie !

Contrairement aux codes barres, les puces RFID n’exigent plus un contact pour être lues. Elles reposent sur un concept relativement simple consistant à utiliser les ondes radios pour transférer des données depuis une étiquette (ou tag) vers un lecteur. De nombreux industriels considèrent la RFID comme LA solution aux problèmes de traçabilité.

Il devient alors possible de suivre les produits depuis l’usine jusqu’au client en passant par l’entrepôt. Résultats : des gains de productivité et une réduction des coûts (jusqu’à 8 % selon certaines études). Comme le souligne Marc de Freminville, consultant chez IBM, que nous avons rencontré lors du salon de la RFID, cette technologie est un vrai gain pour l’entreprise.

La RFID possède depuis trois ans son salon à Paris. Cette nouvelle technologie est en pleine expansion. D’ailleurs, Laurent Noel, directeur du salon, attendait pour cette troisième édition une augmentation de 50 % des exposants et des visiteurs.

La RFID transforme en profondeur le paysage industriel

Direction Valence au pôle de traçabilité. Ici, il n’y a pas de limites pour imaginer les futures applications de la RFID : gélules de verres, clous, seringues… Tous ces objets intègrent ces nouvelles puces intelligentes.

Nous n'en sommes qu’au début, car il est facile d’entrevoir les futures portées économiques, culturelles et sociales de cette nouvelle technologie. Elle facilitera la vie du consommateur ou du voyageur et permettra de stocker sur Internet toutes les informations relatives à la vie de ses objets (lieu de fabrication, acheminement, contrôles effectués…).

Cependant les solutions de radio identification souffrent d’un manque de normalisation. GS1, association à but non lucratif, travaille dans ce sens. Son but : normaliser les usages techniques de la RFID.

GS1 a donc lancé un standard EPC Global (Electronic Product Code ou code produit électronique) pour chaque objet. Ce standard fixe le mode de codification mais également le mode d’exploitation des données des objets via Internet.

L’Internet des objets ?

Une énorme infrastructure équivalente à Internet va être dédiée uniquement à la gestion des produits. On pourra ainsi retrouver toutes les informations sur un objet en tapant simplement un code.

Qui aujourd’hui contrôle cet Internet des objets ? La société VeriSign, sous contrat avec le département américain de la Défense, a été choisie pour gérer le réseau d’information d’EPC Global. Pour le gouvernement américain, il est donc possible de connaître les mouvements de tous les objets, de toutes les personnes sur l’ensemble de la planète.

Contrairement à Internet, les Etats-Unis ne seront pas, pour l’Internet des objets, tout-puissants ! En effet, la branche française de GS1 et son partenaire Orange Business Services viennent de créer un serveur qui permettra de gérer le réseau d’information d’EPC en Europe.

Ainsi, les informations relatives aux objets seront consultables localement en Europe sans qu’il soit nécessaire de les transférer dans un annuaire basé aux Etats-Unis. Ce n’est qu’une première étape car d’autres serveurs ne manqueront pas d’être créés en Asie et dans le reste du monde.

Invité sur notre plateau, Bernard Benhamou, délégué interministériel du gouvernement français aux usages de l’Internet, encourage vivement la France "à faire de l’Internet des objets l’une de ces priorités technologiques lors de la prochaine Présidence Française de l’Union Européenne".

Affaire à suivre…

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