RAPPORT ATTALI

Sarkozy "adhère à l'essentiel" du rapport Attali

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Lors de la remise du rapport Attali, le président Sarkozy a affirmé qu'il était d'accord pour que l'essentiel du texte soit appliqué. Seul point de désaccord : la suppression du "principe de précaution".

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Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi qu'il adhérait "à l'essentiel" des conclusions de la commission Attali sur la "libération de la croissance", mais s'est dit contre la suppression du "principe de précaution".

"Je veux dire que j'adhère à l'essentiel de vos conclusions", a déclaré le président de la République en recevant à l'Elysée le rapport en 316 propositions de la commission dirigée par l'ancien sherpa de François Mitterrand.

"Si certains ont été effrayés par le contenu de vos propositions, moi je les trouve plutôt raisonnables dans l'essentiel", a-t-il ajouté.

Le chef de l'Etat a vanté le "constat parfaitement raisonnable" de la commission, le résumant ainsi: "dans un monde qui change à très grande vitesse, la France a pris du retard alors qu'elle dispose d'atouts exceptionnels".

Il s'est en revanche dit "en désaccord" avec la proposition de la commission de supprimer le "principe de précaution".

Inscrit dans la Constitution, le principe de précaution peut être invoqué si le besoin d'une intervention urgente se fait ressentir face à un possible danger pour la santé humaine, animale ou végétale, ou pour la protection de l'environnement.

Dans son introduction le rapport Attali précise que la réforme "ne peut aboutir que si le Président de la République et le Premier ministre approuvent pleinement les conclusions de ce rapport, le soutiennent publiquement, dès maintenant, personnellement et durablement, en fixant à chaque ministre des missions précises".

"L'essentiel de ces réformes devront donc être engagées selon le calendrier proposé à la fin de ce rapport, entre avril 2008 et juin 2009", est-il encore précisé.

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