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NUCLEAIRE IRANIEN

L'ONU réfléchit à de nouvelles sanctions contre l'Iran

3 min

Les six grandes puissances chargées du dossier nucléaire iranien présentent vendredi au Conseil de sécurité de l'ONU un nouveau projet de résolution concernant Téhéran.

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Les représentants des six grandes puissances chargées du dossier nucléaire iranien ont convenu jeudi lors d'une réunion à l'ONU de présenter vendredi au Conseil de sécurité au complet un nouveau projet de résolution accentuant la pression sur Téhéran.

Cette réunion à huis clos des ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l'Allemagne était la première depuis l'accord obtenu mardi à Berlin par les ministres des Affaires étrangères de ces six pays.

"Nous sommes tombés d'accord sur le fait que la première priorité est de s'engager avec les dix autres membres du Conseil de sécurité", a indiqué l'ambassadeur britannique à l'ONU, John Sawers, à l'issue de la réunion. "Nous espérons le faire demain" (vendredi), a-t-il ajouté.

Son homologue russe, Vitaly Tchourkine, a souligné que "sur l'essence de la résolution il y avait un accord" au sein des six grandes puissances. "Mais nous avons besoin d'entendre ce qu'ils (les 10 membres non permanents du Conseil) ont à dire", a-t-il ajouté.

C'est pourquoi les six pays parrainant le texte souhaitaient faire circuler rapidement une nouvelle version du projet au Conseil au complet.

"Nous pensons qu'avec l'accord obtenu à Berlin, nous avons une base solide pour nous permettre d'avancer", a estimé l'ambassadeur américain adjoint Alejandro Wollf.

"Nous espérons qu'une autre résolution consensuelle indiquera clairement à l'Iran que son continuel mépris pour les résolutions du Conseil est intolérable", a relevé M. Wollf.

"Nous attendons avec impatience de voir cela fait dans les semaines qui viennent. Ce processus commencera demain" (vendredi), a-t-il ajouté.

La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont multiplié les efforts pour obtenir un accord sur le nucléaire de l'Iran, soupçonné par la communauté internationale de poursuivre un programme nucléaire militaire secret. Téhéran soutient que son programme est purement civil et ne vise qu'à satisfaire ses besoins croissants en énergie.

Le nouveau texte lancerait une troisième série de sanctions économiques et commerciales à l'encontre de Téhéran.

A l'issue de l'accord mardi à Berlin entre les six grandes puissances, un haut responsable américain avait indiqué que le projet de résolution "accentue la sévérité des sanctions" déjà adoptées contre l'Iran au Conseil de sécurité.

Le numéro trois du département d'Etat, Nicholas Burns, a déclaré jeudi à Jérusalem, que la nouvelle résolution sera "punitive", démentant des déclarations russes affirmant que le texte ne prévoyait pas de sanctions supplémentaires.

"C'est une résolution punitive. Je dis cela parce que j'ai vu des commentaires de Moscou hier disant qu'elle ne l'était pas. Elle l'est", a déclaré à la presse M. Burns, après des discussions avec des responsables israéliens.

L'Iran a jugé de son côté qu'il s'agissait d'"une résolution sans conséquences" et continue à clamer son droit à poursuivre son programme nucléaire.

Dans ses résolutions 1737 (décembre 2006) et 1747 (mars 2007), le Conseil a imposé, puis alourdi, des sanctions économiques et commerciales contre l'Iran, pour le contraindre à suspendre ses activités sensibles, l'enrichissement d'uranium et le retraitement.

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