SOCIETE GENERALE

Fillon veut que la Société Générale reste française

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Le Premier ministre français, François Fillon, souhaite que la Société Générale reste française. La pression monte sur le PDG de la banque, Daniel Bouton (photo), pour qu'il démissionne. (Récit : C. Dansette)

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Le gouvernement "entend que la Société Générale reste une grande banque française", a affirmé mardi le Premier ministre François Fillon à l'Assemblée nationale.

"La Société Générale, c'est une grande banque française (et) le gouvernement entend que la Société Générale reste une grande banque française acteur de la mondialisation", a-t-il déclaré en réponse à une question d'Alain Moyne-Bressand (UMP, Isère).

L'action Société Générale décollait mardi après-midi à la Bourse de Paris, soutenue par des rumeurs de rachat de la banque, alors que les marchés semblaient parier sur un possible démantèlement du groupe.

"L'urgence, c'est de rétablir la confiance", a expliqué le chef du gouvernement, en disant penser "aux 130.000 salariés" et "aux 22 millions de clients, dont près de 10 millions" en France.

Il a appelé notamment à ce que la banque "réussisse son augmentation de capital" et "que toute la lumière soit faite sur les dysfonctionnements" qui ont conduit à la crise actuelle.

M. Fillon a précisé qu'il "rendrait public immédiatement" le rapport demandé à la ministre de l'Economie Christine Lagarde et qu'il doit recevoir lundi 4 février.

Le gouvernement "ne laissera pas la Société Générale être l'objet de raids hostiles", après la crise qui a fragilisé la banque, avait affirmé mardi matin François Fillon en évoquant "tous les risques de déstabilisation" de l'établissement.

A 15H09, l'action SG gagnait 8,23% à la Bourse de Paris à 76,90 euros, dans un marché en hausse de 1,94%.

"De plus en plus de gens achètent l'action aujourd'hui en se disant que si on vend Société Générale par morceaux, elle vaut beaucoup plus que le groupe en un bloc", a commenté un vendeur d'actions parisien, interrogé par l'AFP.

"Si on dépèce Société Générale, par exemple en vendant la banque de détail à BNP Paribas et la banque de financement et d'investissement à Crédit Agricole, les actionnaires en retireront plus de valeur. C'est ce sujet qui revient le plus souvent aujourd'hui dans les conversations des gérants", a-t-il ajouté.

Le Wall Street Journal a affirmé mardi que "le scandale Kerviel a ravivé l'intérêt de BNP pour l'achat de Société Générale, selon des personnes familières avec le sujet".

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