Accéder au contenu principal

Lagarde incite la Société Générale à résoudre la crise

La ministre de l'Economie Christine Lagarde affirme qu'il revient "aux administrateurs de prendre leur décision" sur le maintien ou non de Daniel Bouton à la tête de la Société Générale.

Publicité

PARIS, 29 janvier (Reuters) - Christine Lagarde a jugé mardi que face à la "crise" que traverse la Société générale , après la perte de 4,9 milliards d'euros dont elle a rendu un jeune trader responsable, il incombait à ses administrateurs de décider de changer ou non de "capitaine".


"On ne peut pas nier que la Société générale soit en situation de crise", a déclaré la ministre de l'Economie et des Finances sur LCI.


Elle a estimé par ailleurs qu'il convenait de ne pas attiser les difficultés d'une banque qui "attire les convoitises".


Christine Lagarde a en outre jugé nécessaire à la lumière de cette affaire de déployer des efforts en France sur la régulation bancaire et la transparence des marchés financiers.


La ministre a insisté sur la fait que face à cette crise, il revenait aux administrateurs de la banque, et à personne d'autre, "de prendre leurs décisions, leurs responsabilités".


Le président Nicolas Sarkozy a, sans le nommer, invité lundi le P-DG de la banque, Daniel Bouton, à ne pas "s'exonérer" de ce "fort problème".


Pour Christine Lagarde, "dans un moment difficile, les administrateurs sont là pour apprécier si la personne en place est la meilleure pour conduire le bateau quand il y a un peu de tangage, ou au contraire s'il faut changer de capitaine".


La ministre a redit que, notamment grâce à l'augmentation de capital qu'elle a lancé et sécurisé, la banque "n'est pas contrainte de s'adosser à un autre établissement".


Toutefois, a-t-elle souligné, "elle attire les convoitises" et pour cela il faut faire preuve "d'un tout peut peu de raison et de mesure".


"Plus on fait courir la rumeur, plus on jette le doute et l'opprobre sur cet établissement, plus on le met en risque, en particulier d'une attaque de l'extérieur", a fait valoir la ministre.


Christine Lagarde a rappelé qu'elle rendrait vendredi au Premier ministre, François Fillon, le rapport qu'il lui a demandé.


Ce rapport, a-t-elle dit, tentera de répondre à quatre questions : quelle est exactement la chronologie des faits jusqu'au jeudi matin, lorsque la banque a révélé la "fraude", pourquoi les contrôles n'ont-ils pas fonctionné, comment doit-on améliorer les contrôles et finalement pendant cette période la Société générale s'est-elle bien conformée à la réglementation bancaire et à la réglementation boursière.


En matière de marchés financiers, Christine Lagarde a estimé qu'il existait en France "un besoin impératif de transparence à plusieurs niveaux, de gouvernance et de régulation". Et dans les banques elles-mêmes, la plus grande transparence est requise "dans les façons dont les rémunérations sont construites".

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.