MESSAGE DE SOUTIEN

Besancenot adresse un message à Ingrid Betancourt

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"Les méthodes qui consistent à garder contre leur gré des personnalités civiles sont contraires aux idées révolutionnaires et marxistes que je défends". Propos recueillis par C. Le Lohé et E. Versace.

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30/01/2008 (AFP) - Un comité de soutien à l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt s'est dit "très inquiet" pour les otages après une rencontre avec le ministre colombien de la Défense Juan Manuel Santos, venu à Paris défendre la politique de fermeté de Bogota à l'égard de la guérilla des Farc.

"Nous sommes réellement très inquiets pour les otages et nous lui avons demandé de revoir la position du gouvernement", a déclaré à l'AFP à l'issue de l'entretien Arnaud Mangiapan, président du Comité de Soutien à Ingrid Betancourt (CSIB), proche des enfants de l'otage, enlevée en février 2002.

M. Santos s'est voulu rassurant mardi devant la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, expliquant que l'ordre d'encerclement des Farc donné par le président colombien Alvaro Uribe il y a quelques jours n'était "qu'une solution parmi d'autres" pour parvenir à la libération des otages.

Les familles des otages, soutenues par les autorités françaises, ont toujours affirmé leur opposition à toute tentative de libération par la force qui signerait "l'arrêt de mort" des otages, les Farc ayant clairement dit qu'il les tueraient en cas d'intervention armée.

M. Santos "nous a répété que ce n'était qu'une hypothèse mais à l'heure actuelle le gouvernement colombien a communiqué sur le fait qu'il comptait encercler la zone où se trouvaient les Farc pour faciliter le travail des médiateurs. Or nous savons qu'aucun médiateur n'a été nommé", a souligné M. Mangiapan.

"Si ce n'est qu'une hypothèse, pourquoi l'annoncer aussi fermement dans la presse?", s'est-il interrogé.

La Fédération internationale des Comités Ingrid Betancourt (Ficib) s'est également dite "très inquiète" de la "propagande anti-Farc du président Uribe et du ministre de la Défense".

"Il font une campagne antiterroriste pour justifier une attaque militaire", a affirmé à l'AFP son porte-parole Olivier Roubi, appelant une nouvelle fois la France à "proclamer d'une manière très claire ou très ferme son opposition à toute action ou option militaire".

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