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Arrestation d'un présumé trafiquant de reins

Le médecin indien, soupçonné d'être au centre d'un trafic international de reins qui avait fait les gros titres en Inde le mois dernier, a été expulsé en Inde par le Népal. Il avait été arrêté jeudi par la police népalaise.

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Le médecin indien soupçonné d'être le cerveau d'un vaste trafic international de reins dans son pays et recherché par Interpol a été expulsé samedi en Inde par le Népal, où il avait été arrêté jeudi.

Amit Kumar, un chirurgien âgé de 43 ans, avait été interpellé dans un hôtel de la province de Chitwan, situé à 80 km de Katmandou, la capitale du petit royaume himalayen.

Immédiatement après son arrivée en avion samedi à New Delhi, il a été emmené par des agents du Bureau central d'enquêtes (CBI), échappant à la meute des journalistes présents. Le médecin a ensuite été extirpé d'une voiture pour être conduit dans les bureaux du CBI, en plein centre-ville.

Amit Kumar doit comparaître dimanche devant un tribunal, a annoncé l'agence d'information Press Trust of India. Il encourt une peine de dix ans de prison, a ajouté PTI.

"Je n'ai commis aucun crime", avait hurlé Amit Kumar devant la presse au moment de son interpellation au Népal.

D'après les enquêteurs, le fugitif, qui était en possession de plus de 200.000 dollars en devises étrangères et indienne lorsqu'il a été appréhendé, s'apprêtait à s'enfuir au Canada, où il possède une maison.

Interpol avait émis le 1er février des avis de recherche internationaux à l'encontre de deux chirurgiens indiens - Amit Kumar et son frère Jeevan Rawat, 36 ans - pour "transplantation illégale de reins, escroquerie et complot criminel".

Dans ce qui est probablement le plus grand scandale de trafic d'organes jamais mis au jour en Inde, la police avait effectué fin janvier des perquisitions dans des cliniques et résidences de Gurgaon, dans la banlieue de New Delhi.

En Inde, les donneurs d'organes sont des travailleurs déshérités venus des Etats les plus pauvres. Les dons de reins sont légalement autorisés en Inde, mais seulement entre membres d'une même famille et après autorisation des autorités sanitaires. Pour autant, beaucoup vendent leurs organes illégalement pour gagner de l'argent.

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