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PAKISTAN

Révélations du New York Times sur la mort de Bhutto

2 min

Le rapport de Scotland Yard a conclu que Benazir Bhutto a été tuée par le souffle de l'explosion de l'attentat suicide, et non par une balle, révèle le New York Times daté de vendredi. (Correspondante : N. Bletry)

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Les enquêteurs britanniques de Scotland Yard ont conclu que Benazir Bhutto avait été tuée par le souffle de l'explosion le 27 décembre près d'Islamabad dans un attentat suicide, et non par une balle comme l'affirme son parti, rapporte vendredi le New York Times.

Le rapport de Scotland Yard doit être rendu public vendredi après-midi par le gouvernement pakistanais, mais le quotidien américain cite des hauts responsables à qui la célèbre unité de la police criminelle britannique a livré par avance ses conclusions.

Une controverse était née sur les causes réelles de la mort de Mme Bhutto.

Le gouvernement pakistanais assurait qu'elle avait succombé à une fracture du crâne parce que sa tête avait heurté la poignée du toit ouvrant de sa voiture blindée quand elle tentait soit d'éviter les coups de feu du kamikaze, soit à cause du souffle de l'explosion. Pour Scotland Yard, c'est le souffle de l'explosion qui lui a fait heurter quelque chose et provoqué la fracture du crâne, selon le Times.

L'entourage de l'ex-Premier ministre et son parti avaient assuré qu'elle avait été touchée d'une balle dans la tête. Ils soupçonnent que l'assassinat a été organisé par des caciques du pouvoir et des responsables des services de renseignements.

Dans tous les cas, des images de télévision l'ont montré, un inconnu a d'abord ouvert le feu sur Mme Bhutto quand elle a sorti le haut du corps à travers le toit ouvrant, avant qu'il, ou un complice, ne fasse exploser la bombe qu'il portait sur lui, tuant 23 autres personnes.

Scotland Yard a également conclu que le tireur était également le kamikaze qui a fait exploser sa bombe, selon le New York Times.

Les proches de Mme Bhutto avaient refusé l'autopsie et le président Pervez Musharraf avait sollicité l'aide de la Grande-Bretagne et de Scotland Yard pour mettre un terme à la polémique.

Pour ce qui est des organisateurs et commanditaires de l'attentat, Islamabad a accusé, tout comme l'agence du renseignement américain CIA, un groupe d'islamistes pakistanais qui a fait allégeance à Al-Qaïda, commandé par le chef d'une tribu du nord-ouest, Baïtullah Mehsud.

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