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La France résiste face à l'Irlande

Le XV de France a difficilement battu l'Irlande (26-21) au Stade de France lors de la 2e journée des six nations. Les Bleus ont souffert en 2e période face à la pression irlandaise. (Reportage : France2)

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Le XV de France a difficilement battu l'Irlande (26-21) en inscrivant quatre essais, dont trois en 1re période pour le seul Vincent Clerc, avant de souffrir jusqu'au terme pour conserver son avantage, samedi au Stade de France lors de la 2e journée du Tournoi des six nations.

Cette victoire, après celle (27-6) obtenue en Ecosse lors de la 1re journée, permet aux Français de rejoindre en tête du classement le pays de Galles, vainqueur (30-15) de l'Ecosse, samedi à Cardiff.


La France a bâti son succès en première période avec trois essais en vingt-deux minutes de l'ailier Vincent Clerc, initialement relégué sur le banc mais finalement titulaire après le forfait de Julien Malzieu.


Le Toulousain, sixième joueur français de l'histoire à inscrire trois essais dans un match du Tournoi, a d'abord récupéré un coup de pied à suivre de Jean-Baptiste Elissalde pour ouvrire le score (15), avant de bénéficier de deux excellents services de l'ouvreur David Skrela (19) puis de l'arrière Cédric Heymans (37).


Les Irlandais, qui se contentaient de deux pénalités d'O'Gara en première période, revenaient transfigurés à la reprise. Les Français creusaient certes l'écart avec un nouvel essai de l'arrière Cédric Heymans au terme d'un raid solitaire (49), mais la réaction des Celtes fut terrible, comme lors de leur défaite dans ce même stade en 2006.


Submergeant la défense française, ils inscrivaient d'abord un essai de pénalité (58) après trois mêlées sur les cinq mètres adverses, puis un autre par le troisième ligne David Wallace (61).


Une pénalité d'O'Gara à six minutes de la fin jetait un froid sur le Stade de France, mais le XV tricolore parvenait tant bien que mal à contenir la vague verte.


Par ailleurs, les Gallois ont confirmé leur stupéfiant renouveau, quatre mois après le fiasco du Mondial, en battant logiquement à Cardiff une pâle équipe écossaise (30-15), une semaine après être entré dans le Tournoi des six nations par une victoire en Angleterre (26-19).


Avec un calendrier qui les verra recevoir l'Italie et la France et se déplacer en Irlande, les Gallois commencent à croire en leur destin.


Sur ce qui a changé dans un XV du Chardon dont l'effectif n'a pas été profondément remanié, le 3e ligne Martyn Williams, sorti avec bonheur d'une éphémère retraite internationale, n'a pas d'explication: "C'est difficile de mettre le doigt dessus."


La réponse se trouve au moins pour partie dans l'apport du nouvel entraîneur, Warren Gatland, et de son adjoint chargé des arrières, Shaun Edwards, qui ont apporté une cohérence au jeu échevelé des Gallois et une intransigeance défensive que le Millennium Stadium n'avait plus constatée depuis longtemps.


Même les avants, humiliés en France, ont eu le dessus samedi, même s'il faudra les voir à l'épreuve face à une opposition plus sérieuse et s'ils devront se souvenir qu'avant de perdre la tête, les Anglais les avaient copieusement dominés la semaine passée.


Le point négatif a été l'indiscipline qui a permis à Chris Paterson de longtemps maintenir en vie son équipe.


Mais, contrairement au Mondial, quand ils déploient leur jeu, les Gallois mettent de la profondeur et semblent le faire avec un dessein précis comme le montrait le premier essai.


Parti d'une percée à droite de Mike Phillips, le jeu se déployait de l'autre côté, Gavin Henson, James Hook et Lee Byrne alignant les passes aussi vives que précises pour un ballon aboutissant à Shane Williams. L'insaisissable lutin crochetait à l'intérieur pour mettre son équipe en tête (13, 7-3).


Après une période de somnolence, les Gallois mettaient à nu les insuffisances défensives écossaises au retour quand Martyn Williams et James Hook échappaient chacun à deux plaqueurs, le second pour aplatir (46, 17-9).


Alors que Paterson ramenait doucement son équipe (17-15, 56), Gatland changeait sa charnière avec Stephen Jones et Dwayne Peel pour Hook et Phillips. Cette décision redonnait du dynamisme et Shane Williams partait du centre pour un splendide deuxième essai en coin (68, 27-15). S'il était sans doute poussé en touche, sa course valait bien cette récompense.

 

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