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L'ONU condamne les attentats au Timor

Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné les tentatives d'assassinat du président et du Premier ministre du Timor oriental. Gravement blessé, le président José Ramos Horta subit plusieurs opérations.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné lundi les tentatives d'assassinat du président et du Premier ministre du Timor oriental, et appelé le gouvernement à traduire leurs responsables en justice.

Le Conseil "condamne dans les termes les plus forts l'attentat contre la vie du président du Timor oriental, Jose Ramos-Horta (...) ainsi que l'attaque perpétrée contre le convoi du Premier ministre, Xanana Gusmao", a déclaré au nom du Conseil l'ambassadeur du Panama, Ricardo Alberto Arias, son président en février.

Le Conseil "appelle le gouvernement du Timor oriental à traduire en justice les responsables de cet acte odieux et exhorte toutes les parties timoraises à coopérer avec les autorités à cet égard", a-t-il poursuivi.

Il "appelle tous les Timorais à rester calmes, à faire preuve de retenue et à maintenir la stabilité dans le pays." Il exhorte toutes les parties "à résoudre leurs divergences par des moyens politiques et pacifiques, dans le cadre des institutions démocratiques".

Cette déclaration a été adoptée à l'issue d'une réunion impromptue du Conseil, décidée lundi matin après l'annonce des deux tentatives d'assassinat.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a lui aussi fermement condamné lundi les attentats.

Le président du Timor oriental, José Ramos Horta, prix Nobel de la paix 1996, et le Premier ministre Xanana Gusmao, ont été la cible lundi de deux attaques coordonnées, le premier étant grièvement blessé par balles et le second échappant à une embuscade.

Atteint de deux ou trois balles, M. Ramos Horta a été opéré d'urgence et a été déclaré "hors de danger".

Un commandant rebelle, Alfredo Reinado, officier déchu ayant pris le maquis en 2006, a été tué dans les échanges de tirs ainsi qu'un de ses hommes, selon M. Gusmao.

Après ces attentats, M. Gusmao a décrété l'état d'urgence dans le pays pour une durée de 48 heures, ainsi qu'un couvre-feu.

Ancienne colonie portugaise avant d'être annexé par l'Indonésie, le Timor oriental, aux confins du sud-est asiatique, est indépendant depuis 2002. Depuis une vague de profonde déstabilisation en avril-juin 2006, des policiers et des soldats étrangers, en partie sous mandat de l'ONU, tentent d'y assurer la sécurité.

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