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USA - ELECTIONS 2008

Obama remporte la primaire dans le Maine

4 min

Barack Obama remporte le scrutin démocrate dans l'Etat du Maine. Hillary Clinton renvoie sa conseillère de campagne et rappelle son ancienne complice, Maggie Williams. (Récit Y. Jamali)

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WASHINGTON, 11 février - Le sénateur de l'Illinois
Barack Obama a confirmé sa montée en puissance en remportant
dimanche, selon les projections de la chaîne NBC, les caucus
démocrates du Maine, infligeant un nouveau revers à sa rivale
Hillary Clinton, laquelle, signe probable de son inquiétude, a
changé de directrice de campagne.


C'est après avoir essuyé trois revers samedi, dans les Etats
de Louisiane, du Nebraska et de Washington, que la sénatrice de
New York a remplacé dimanche sa directrice de campagne par une
conseillère de longue date, Maggie Williams, qui succède à Patti
Solis Doyle. Williams épaulait déjà Hillary Clinton quand elle
était la première dame des Etats-Unis.


Solis Doyle restera une conseillère de premier plan de
Clinton pour la suite de la campagne des primaires, a précisé
l'entourage de la candidate.


Favorite au début de la campagne des primaires, Clinton doit
faire face désormais à un vaste mouvement en faveur du sénateur
Obama. Dans le Maine, 24 délégués étaient en jeu dans les
caucus, dimanche. Au total, Obama et Clinton se retrouvent pour
ainsi dire à égalité en ce qui concerne le nombre de délégués
dont ils disposent l'un et l'autre, et qui seront chargés
d'élire, lors de la convention nationale de Denver du 25 au 28
août le candidat démocrate à la Maison blanche.


Officiellement, l'entourage de Hillary Clinton réfute toute
idée de voir dans le remplacement de Solis Doyle le signe de
difficultés. "Patti Solis Doyle a accompli un travail
extraordinaire pour nous amener jusqu'à ce stade", a déclaré
Clinton. "J'ai de la chance d'embarquer Maggie avec moi et je
sais qu'elle conduira notre campagne avec grand talent jusqu'à
la nomination." Clinton n'a cependant pas précisé pour quelle
raison elle avait procédé à ce remplacement.


"C'est la plus longue campagne de primaires de l'histoire.
C'était le moment opportun pour faire un changement", a assuré
Doug Hattaway, un porte-parole de Clinton, en assurant que cela
ne reflétait pas un changement de stratégie.





BUSH ENTRE EN SCÈNE


Pour Larry Sabato, professeur de sciences politiques de
l'Université de Virginie, le remaniement au sein de l'équipe
Clinton "ne peut pas être un bon signe".


Selon lui, le remplacement de Solis Doyle, et l'aveu par
Hillary Clinton, la semaine dernière, qu'elle avait fait un
emprunt personnel de cinq millions de dollars pour sa propre
campagne, sont des signes qui laissent penser que la prétendante
démocrate et ses collaboraturs sont inquiets de la situation.


"Cela laisse penser qu'ils comprennent que les choses ne
vont pas aussi bien qu'ils l'escomptaient parce que si tel avait
été le cas, la campagne aurait été bouclée le 5 février (jour du
"super mardi")", a déclaré Sabato.


La prochaine grande échéance, dans le processus de sélection
des candidats à la Maison blanche, est attendue mardi avec ce
que l'on appelle les "primaires du Potomac", dans le district de
Columbia (Washington), en Virginie et dans le Maryland. Obama
est de nouveau en tête des sondages en vue de ces consultations.


En campagne à Alexandria, en Virginie, Obama a rappelé qu'en
1994, Bill Clinton, dont l'ombre plane sur la campagne de son
épouse, était président "quand nous avons perdu la Chambre des
représentants, le Sénat, des postes de gouverneurs, les Congrès
de différents Etats, et ainsi, ils (les démocrates) n'avaient
plus de majorité pour mettre en oeuvre le changement".


Elle aussi en campagne en Virginie, Hillary Clinton a
réaffirmé qu'elle était prête à diriger le pays dès le jour de
son élection. Elle s'en est prise au président George Bush, le
tenant responsable d'une série de problèmes actuels.


Ce dernier a estimé dimanche que John McCain, qui fait la
course en tête dans les primaires républicaines, était un "vrai
conservateur". Il a d'autre part attaqué de front Obama,
critiquant son programme en matière de politique étrangère et
notamment son idée de discussions directes avec le président
iranien Mahmoud Ahmadinejad.

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