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L'enquête sur le meurtre de Bhutto "progresse"

La police pakistanaise annonce avoir arrêté deux activistes islamistes qui ont avoué avoir fourni une arme et une ceinture d'explosifs au kamikaze à l'origine de l'assassinat de Benazir Bhutto.

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ISLAMABAD - La police pakistanaise a annoncé mercredi un "progrès majeur" dans l'enquête sur l'assassinat de Benazir Bhutto avec l'arrestation de deux activistes islamistes qui ont avoué avoir fourni une arme et une ceinture d'explosifs à son agresseur.


"Ils ont avoué avoir donné une ceinture d'explosifs et un pistolet au kamikaze", a déclaré aux journalistes l'inspecteur général adjoint chargé de l'enquête, Chaudhry Abdoul Majid. "C'est un progrès majeur. Leurs aveux constituent un élément de preuve majeur du dossier", a-t-il ajouté.


Bhutto, chef de file de l'opposition pakistanaise, a été assassinée le 27 décembre lors d'un rassemblement électoral à Rawalpindi.


Les deux suspects, identifiés sous les noms d'Hasnain Gul et de Rifaqat, ont été arrêtés à Rawalpindi la semaine dernière, a précisé Majid, selon lequel ils ont également avoué avoir "aidé et hébergé le kamikaze, Saïd alias Bilal".


Les deux hommes entretenaient des relations avec les milieux islamistes et un de leurs amis proches a été tué dans l'assaut de la Mosquée rouge, bastion des extrémistes pakistanais dans la capitale, qui a fait une centaine de morts en juillet, a poursuivi Majid.


Les enquêteurs, a-t-il ajouté, s'efforcent toujours d'établir un lien avec Baitullah Mehsud, "émir" des taliban pakistanais, qu'Islamabad et Washington tiennent pour responsable de la mort de Bhutto.


L'entourage de l'ancien Premier ministre doute ouvertement de l'enquête sur son assassinat et conteste la thèse officielle
selon laquelle elle a succombé à un choc à la tête dû au souffle de l'explosion.     


Une équipe de Scotland Yard sollicitée par le gouvernement a confirmé cette thèse, la semaine dernière, mais les proches de Bhutto affirment qu'elle a été tuée par balle et réclament une enquête de l'Onu.


Selon un récent sondage réalisé par Gallup Pakistan, près de la moitié des personnes interrogées jugent le gouvernement ou des partisans du président Pervez Musharraf responsables de sa mort.

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