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L'AFFAIRE OKPARA

Les Okpara condamnés à 10 et 15 ans de prison

3 min

L'ancien défenseur du PSG, Godwin Okpara, et sa femme, Linda Okpara, ont été condamnés respectivement à 10 ans et 15 ans de prison ferme, pour avoir violé leur fille adoptive, âgée de 13 ans au temps des faits.

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Quinze et seize ans de réclusion criminelle ont été requis vendredi contre l'ex-footballeur nigérian Godwin Okpara et son épouse, accusés pour l'un de viols répétés sur sa fille adoptive, et pour l'autre de viol et torture devant la cour d'assises d'appel des Hauts-de-Seine.

"Les dénégations, les faux-fuyants adoptés" par les accusés "me poussent à requérir l'aggravation des peines qui ont été prononcées" en première instance, a expliqué l'avocat général, Rémi Crosson du Cormier.

A l'issue du premier procès devant la cour d'assises des Yvelines, l'ancien joueur âgé aujourd'hui de 35 ans avait été condamné à 13 années de réclusion criminelle. Son épouse, 42 ans, avait écopé de 15 ans.

Cinq ans, dont deux ferme, ont été requis contre la tante de Linda Okpara, considérée comme la grand-mère de la famille, et qui comparaissait pour "abstention volontaire d'empêcher un crime" et, comme le couple, pour "soumission de mineur à des conditions d'hébergement et de travail indignes", dans leur propriété familiale de Chatou (Yvelines).

"M. Okpara s'est servi de Melisa (le prénom a été modifié, ndlr) à tous les points de vue. Il vous a montré sa lâcheté, une lâcheté qu'il a maintenue jusqu'au bout des débats", a lancé l'avocat général aux jurés, qui devaient rendre leur verdict dans la journée.

"On vous ressort des relations sexuelles qu'elle a eues avec Un Tel ou Un Tel (...) Ce qui est sûr, c'est que celui qui n'avait pas le droit d'avoir des relations sexuelles avec elle, c'était lui", a-t-il aussi déclaré pour répondre aux avocats du couple Okpara, qui ont interrogé la jeune fille sur ses premières relations sexuelles, vers l'âge de 13-14 ans.

Godwin Okpara, qui avait évolué en France à Strasbourg et au Paris Saint-Germain, a comparu pour viols répétés sur sa fille adoptive entre 2002 et 2005.

Comme au premier procès, l'ancien joueur n'a reconnu qu'une seule relation sexuelle avec la jeune fille, en février 2005, en affirmant qu'elle en avait pris l'initiative. Ce jour-là, il avait été surpris par son épouse.

Selon Melisa, à la suite de cette découverte, Mme Okpara l'avait torturée, lui rasant la tête, écrasant une cigarette sur sa joue, et lui faisant subir des sévices sexuels d'une rare cruauté.

La jeune fille, arrivée en France en 2000, a également fait le récit d'un quotidien d'esclave moderne, corroboré par des voisins qui la prenaient pour une "petite bonne".

Elle passait ses journées à s'occuper de toutes les tâches ménagères et n'était pas inscrite dans un établissement scolaire. La nuit, elle couchait au sous-sol, sur un matelas posé à terre, détrempé d'humidité, a-t-elle raconté.

Depuis l'ouverture du procès lundi, les quatre avocats du couple Okpara ont fait feu de tout bois pour jeter le discrédit sur le discours de la jeune fille. Vendredi, ils ont plaidé l'acquittement.

Comme pour nuancer son traumatisme, une avocate a fait valoir que la jeune fille avait eu un petit ami depuis les faits. Des photos montrant Melisa souriante à l'époque des faits ont été remises lors des débats.

"Je ne peux pas croire qu'elle ait vécu dans un sous-sol, dans l'humidité et le froid", alors qu'elle ne "présentait pas de signes extérieurs" physiques lors de sa première audition à la police, en août 2005, a notamment argumenté un avocat de Godwin Okpara, Me Félix Ayinda-Mah.

A l'issue des plaidoiries, Godwin Okpara a pris une dernière fois la parole, sibyllin: "Quoi que ma famille ait pu te faire et quoi que tu dises que je t'ai fait, nous nous excusons".

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