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COLOMBIE - FARC

Ingrid Betancourt : six ans de détention

3 min

La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt entame sa septième année de détention aux mains de la guérilla marxiste sur fond d’inquiétude des siens et de forcing diplomatique français pour hâter sa libération. (Récit : P. Godart)

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La Franco-Colombienne Ingrid Betancourt entame, samedi 23 février, sa septième année de détention aux mains de la guérilla marxiste sur fond d’inquiétude des siens et de forcing diplomatique français pour hâter sa libération.

 

 

Une campagne de mobilisation sans précédent est prévue tout au long de ce week-end. Les proches de l’otage et les autorités françaises font monter la pression sur ses geôliers et le gouvernement colombien dans l’espoir de dénouer cette crise.

 

 

Déterminés à ne pas se laisser abattre, la famille et les comités de soutien à Ingrid Betancourt ont initié une série d’actions. Temps fort de cette semaine commémorative, un concert est programmé vendredi dans la capitale française, suivi le lendemain de rassemblements dans plusieurs villes de France, notamment Paris, Montpellier, Nice. Une « chaîne humaine » devrait se déployer de l’Hôtel de ville à la cathédrale Notre-Dame.

 

 

Le gros de la mobilisation est prévu à Paris, ville dont Ingrid Betancourt est « citoyenne d’honneur ». Comme souvent depuis deux ans, l’image de la Franco-Colombienne s’est affichée à nouveau – via un poster – sur la façade de l’Hôtel de Ville. Une « tente d’information » y a été érigée par son « Comité de soutien » français.

 

 

Cette mobilisation a lieu alors qu’un sentiment de pessimisme s’est emparé des siens. Son fils Lorenzo Delloye s’est saisi de ce triste anniversaire pour tirer la sonnette d’alarme en direction de la communauté internationale. Il a pressé l’ensemble des acteurs impliqués dans cette affaire à agir avant qu’il ne soit trop tard.

 

 

« On est à un dernier tournant. Soit on se dépêche d’instaurer un dialogue, soit on retrouve les otages dans un cercueil », a-t-il mis en garde dans un entretien à l’Agence France Presse. Âgé d’à peine 13 ans au moment de l’enlèvement, Lorenzo Delloye est aujourd’hui un adulte pleinement engagé dans les efforts pour la libération d’Ingrid Betancourt.

 

 

« Passionaria de la politique » selon le profil que lui taille la presse internationale, Ingrid Betancourt, 46 ans, a été enlevée le 23 février 2002 à Florencia au sud de Bogota. Elle était engagée dans la course à la présidence en tant que candidate écologiste.

 

 

Lorenzo Delloye ne cache pas son irritation à l’évocation des obstacles qui empêchent un dénouement heureux de l’affaire. Il pointe un « conflit d’intérêt » entre la Colombie et le Venezuela. Bogota et Caracas agissent en « solo », chacun cherchant à apparaître comme l’artisan décisif du dénouement. De plus, le gouvernement colombien et les Etats-Unis reprochent au chef de l’Etat vénézuélien, Hugo Chavez, de manifester une attitude complaisante à l’égard des FARC.

 

 

 

La susceptibilité entre la Colombie et le Venezuela n’a pas échappé à Paris qui appelle désormais de ses vœux l’implication de nouveaux acteurs latino-américains. En visite à Caracas et à Bogota, le ministre français des Affaires étrangères a plaidé, à l’issue des entretiens avec Hugo Chavez et Alvaro Uribe, pour une internationalisation de l’affaire des otages.

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