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L'armée britannique accusée de meurtre

Deux avocats anglais ont accusé vendredi l'armée britannique d'avoir torturé, mutilé et tué vingt civils irakiens, capturés en mai 2004 après un affrontement armé près de la ville de Majar al-Kabir.

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Des civils irakiens, capturés en mai 2004 après un affrontement armé près de la ville de Majar al-Kabir, dans le sud de l'Irak, ont été torturés, mutilés et pour vingt d'entre eux tués par des soldats britanniques, ont accusé vendredi deux avocats britanniques.

Ces accusations, rejetées par le ministère de la Défense, reposent sur ce que cinq Irakiens, dont les yeux étaient bandés, ont entendu au cours de leur période d'emprisonnement. Aucun examen post-mortem n'a été pratiqué sur les 20 morts.

Les avocats suggèrent que les hommes capturés après la "Bataille de Danny Boy", du nom du rond-point où elle a eu lieu, ont été transférés à la base britannique d'Abou Naji et tués. Ils représentent les cinq Irakiens, présentés comme des rescapés.

Pendant une conférence de presse vendredi à Londres, ils ont rendu publics des témoignages écrits, photographies de corps et certificats de décès, à l'appui d'accusations qui avaient été initialement formulées en juin 2004.

"Il se peut que rien de ceci n'ait eu lieu. Mais nous avons besoin d'une enquête publique pour établir les faits", a déclaré l'un des avocats Phil Shiner.

Des journalistes de Panorama, une émission de la BBC, ont passé une année à étudier ces accusations, concluant que rien ne prouvait que les Irakiens aient été tués par les Britanniques, mais qu'ils pouvaient avoir été "maltraités".

Les cinq Irakiens, Hussein Jabbari Ali, Hussain Fadhil Abass, Atiyah Sayid Abdelreza, Madhi Jassim Abdullah et Ahmad Jabber Ahmood, ont décrit ce qu'ils entendaient, les hurlements de terreur des autres hommes, mais aussi les coups de feu.

Les avocats entendent saisir la justice britannique pour obtenir des dommages et intérêts au nom des cinq Irakiens et des familles des morts.
 

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