COREE DU SUD - PRESIDENTIELLE

Lee Myung-Bak prête serment

Le nouveau président de la Corée du Sud, Lee Myung-Bak, élu le 19 décembre 2007 pour un mandat de cinq ans, a prêté. Il a affirmé vouloir continuer à négocier la dénucléarisation de la Corée du Nord.

Publicité

Le nouveau président de la Corée du Sud, Lee Myung-Bak, représentant le Grand parti national (GNP, droite), élu le 19 décembre, a prêté serment lundi.

Ancien maire de Séoul et venu du monde des affaires, M. Myung-Bak, 66 ans, succède au président sortant Roh Moo-Hyun et met un terme à dix ans de pouvoir libéral (centre-gauche).

La main droite levée, le nouveau président a prêté serment devant quelque 45.000 invités, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous devons passer de l'âge de l'idéologie à l'âge du pragamatisme", a-t-il déclaré à l'entame de son mandat de cinq ans.

M. Lee a souligné qu'il voulait appliquer sa nouvelle approche non seulement à son programme économique, mais aussi à son principal défi en matière de politique étrangère, les négociations en vue de la dénucléarisation du voisin nord-coréen.

Les deux Corées doivent réfléchir à ce qu'elles "peuvent faire pour rendre heureuse la vie des 70 millions de Coréens" et à ce que "chaque partie doit entreprendre pour respecter l'autre et ouvrir la porte à la réunification", a déclaré le président.

"Si c'est pour discuter de ces questions, alors je crois que les deux leaders (coréens) doivent se rencontrer dès qu'il le faut et parler ouvertement", a ajouté M. Lee laissant ainsi entrevoir de nouvelles discussions avec le leader nord-coréen Kim Jong-Il.

Réitérant ses promesses d'aides au régime communiste dont la population est en proie à de très grandes difficultés, le chef d'Etat a souhaité ainsi que le revenu par habitant nord-coréen atteigne 3.000 dollars par an d'ici 10 ans.

Promettant également une alliance renforcée avec l'allié américain, le nouveau chef d'Etat a par ailleurs souligné que "le rebond économique" du pays était sa "mission la plus urgente".

Ancien haut cadre dirigeant du premier constructeur automobile sud-coréen Hyundai Motor, M. Lee a été élu sur un programme dans lequel il s'était engagé à améliorer "l'environnement en termes d'investissement" et à accomplir un "747", avec un taux de croissance à 7%, un accroissement du revenu annuel par habitant de 40.000 USD et une économie à l'assaut de la 7e place mondiale.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine