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COLOMBIE - FARC

Les quatre otages des FARC de retour au Venezuela

3 min

Les quatre anciens parlementaires colombiens libérés par les FARC sont au Venezuela. L'un d'eux a évoqué la "situation extrêmement difficile" d'Ingrid Betancourt.

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Quatre otages des Farc ont été libérés sans contrepartie mercredi par la guérilla marxiste en Colombie, avant d'être transférés au Venezuela pour y être remis au président Hugo Chavez.

Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont toutefois averti qu'elles attendaient désormais un retrait militaire pour procéder à toute nouvelle libération de prisonniers.

Les ex-otages, quatre anciens parlementaires, ont été récupérés dans la forêt colombienne par des hélicoptères vénézuéliens portant l'emblème du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), envoyés dans la matinée dans le village de San José del Guaviare (sud-est).

Les appareils les ont ensuite acheminés à la base militaire vénézuélienne de Santo Domingo, à 650 km au sud-ouest de Caracas, où ils ont aussitôt embarqué à bord de jets, en direction de la capitale vénézuélienne, où les attendent leurs proches depuis l'annonce de leur libération il y a une vingtaine de jours.

Le porte-parole de la présidence vénézuélienne, Jesse Chacon, a affirmé que les quatre parlementaires, qui ont passé plus de six ans en captivité, étaient "sains et saufs", après l'annonce de leur libération par le CICR.

"Nous espérons que cet événement nous servira pour continuer à avancer afin d'obtenir les autres libérations et - ce que nous espérons tous - la paix en Colombie", a-t-il ajouté.

Gloria Polanco, Orlando Beltran, Luis Eladio Perez et Jorge Gechem doivent être reçus à Caracas par le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez,  auquel la guérilla s'était engagée à remettre ses otages, en gage de reconnaissance à ses efforts de médiation.

Depuis janvier, les rebelles ont libéré six otages sans exiger de contrepartie. Le 10 janvier, Clara Rojas, l'ex-collaboratrice de la candidate présidentielle Ingrid Betancourt et la parlementaire Consuelo Gonzalez ont recouvré la liberté à la faveur d'une opération semblable dans la même région.

Les six otages libérés depuis le début de l'année font partie du groupe de 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, que les Farc ont proposé de relâcher en échange de 500 guérilleros emprisonnés.

Dans un communiqué à la radio colombienne Caracol, les Farc ont exigé un retrait militaire dans les localités de Pradera et Florida (sud-ouest de la Colombie), un corridor d'approvisionnement stratégique dans les Andes, pour poursuivre les libérations, une condition toujours refusée juqu'ici par les autorités.

"Maintenant il faudra que s'effectue la démilitarisation de Pradera et Florida pendant 45 jours, avec une présence de la guérilla et de la communauté internationale comme garante, pour parvenir avec le gouvernement à un échange de guérilleros et des prisonniers de guerre aux mains des Farc", peut-on lire dans le communiqué.

La libération des quatre otages a été particulièrement bien accueillie en France, où les comités de soutien à Ingrid Betancourt ont salué cette nouvelle "extrêmement positive".

Le président français Nicolas Sarkozy a jugé que cet acte "positif" allait confirmer "sa détermination à travailler" pour la libération de tous les otages, tandis que son chef de diplomatie, Bernard Kouchner, y voyait "un puissant encouragement".

Un porte-parole du département d'Etat américain, Tom Casey, a déclaré pour sa part que les Etats-unis se montraient aussi "reconnaissants", tout en qualifiant de "répréhensibles" les actions d'enlèvements de la guérilla.
 

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