Accéder au contenu principal

Astrid Betancourt inquiète mais optimiste

Suite aux nouvelles rapportées par l’un des ex-otages colombiens, la sœur d'Ingrid Betancourt, Astrid, est partagée entre inquiétude et optimisme après la libération des quatre otages.

Publicité

La joie des quatre anciens otages des FARC, libérés sans contrepartie, a rapidement été éludée par les mauvaises nouvelles qu’ils ont rapportées de leur détention. Luis Eladio Perrez, a, dès son arrivée à l’aéroport de Caracas mercredi soir, raconté qu’Ingrid Betancourt était « très malade » et qu’elle souffrait du foie.

 

« Elle est très mal traitée par la guérilla. Cela il faut le dire au monde entier. La guérilla s’est acharnée contre Ingrid Betancourt et elle est dans des conditions inhumaines, entourée de gens qui n’ont rien fait pour lui rendre la vie agréable », a affirmé cet ancien otage, qui dit avoir rencontré la Franco-Colombienne pendant quelques minutes, le 4 février. Dans la lettre d’Ingrid Betancourt à sa famille datant d’octobre dernier, elle évoquait cet ex-otage comme son confident.


Ces nouvelles n’ont fait que renforcer l’inquiétude qui régnait déjà dans la famille Betancourt depuis la diffusion de la vidéo et la lettre d’Ingrid Betancourt en octobre dernier, où elle apparaissait très affaiblie. « Nous savons qu’elle est très fragile du foie depuis la grève de la faim qu’elle faite dans les années 1990 pour protester contre la corruption de l’ancien président colombien Ernesto Samper», commente Astrid Betancourt, la sœur d’Ingrid, sur FRANCE 24. (Fabrice Delloye, l’ex-mari de la détenue, a précisé à l’AFP qu’elle souffrait d’« hépathite B récurrente ».)

 

« Sans négociation, nous allons perdre Ingrid »

 

De plus, la détenue franco-colombienne « pâtit des représailles deses co-détenus qui s’acharnent contre elle en plus du mauvais traitement qu’elle subit de la part des FARC. En raison de son fort caractère et de ses cinq tentatives d'évasion, Ingrid est enchaînée le soir », poursuit Astrid Betancourt.

 

« S’il n’y a pas de négociation, ça va très mal finir », prévient Hervé Marro, porte-parole du comité de soutien agirpouringrid.com, sur FRANCE 24. « Il est encore temps de le faire. Sinon nous allons perdre Ingrid et les autres otages».
 

Mais Astrid Betancourt considère la libération de ces quatre otages, ex-parlementaires colombiens, comme un signe positif. « Je reste optimiste car la libération de Clara (Rojas) et Consuelo (Gonzalez) au début de l’année devait être la seule libération unilatérale. Elles en ont finalement libéré d’autres. Les FARC sont donc dans une bonne dynamique », commente-t-elle. « Comme la communauté internationale a les yeux braqués sur les FARC, elles savent qu’elles doivent respecter le droit international humanitaire pour obtenir la suspension de leur qualification en tant que groupe terroriste. Et le premier pas serait la libération unilatérale de tous les otages civils. » Pourtant, les FARC ont averti qu'elles attendaient désormais un retrait militaire de la part du gouvernement colombien pour procéder à toute nouvelle libération de prisonniers.



De son côté, Nicolas Sarkozy a également appelé à la libération de la sénatrice franco-colombienne :  « C'est une question de vie ou de mort. C'est une question d'urgence humanitaire». Il a également appelé le président vénézuélien Hugo Chavez à«user de toute son influence» auprès des FARC, en  ajoutant qu'il était «prêt [...] à aller [lui-même] la chercher».  Le président du Venezuela, Hugo Chavez, médiateur dans le dossier de la libération des otages, a demandé au chef des FARC, Manuel Marulanda, le tranfert de toute urgence de la Franco-Colombienne. « Je vous demande de changer Ingrid d'endroit. Transportez-la dans un camp près de vous, pendant que nous continuerons à travailler à sa libération définitive », a-t-il déclaré. Selon Astrid Betancourt, « le fait qu’Ingrid ait pu rencontrer momentanément Luis Eladio Perrez, laisse penser qu’elle a peut-être été déplacée dans un autre campement comme il était question ».



Avec la libération de ces quatre ex-parlementaires, Gloria Polanco, Orlando Beltran, Luis Eladio Perez et Jorge Gechem, au total six otages ont été libérés depuis le début de l’année sans contrepartie. Il reste 43 otages dits "politiques", dont trois Américains et Ingrid Betancourt, « l'unique femme encore aux mains des FARC », selon Hugo Chavez.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.