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IRAK

L'exécution d'"Ali le chimique" approuvée

2 min

La présidence irakienne a approuvé l'exécution d'Ali Hassan al Madjid, dit "Ali le chimique", qui avait organisé une campagne génocidaire contre les Kurdes irakiens dans les années 1980.

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BAGDAD, 29 février (Reuters) - Le conseil de la présidence
irakienne a donné son feu vert à l'exécution d'Ali Hassan al
Madjid, dit "Ali le chimique", pour l'organisation d'une
campagne génocidaire contre les Kurdes irakiens dans les années
1980, a annoncé vendredi la télévision nationale.


Cette décision lève, après plusieurs mois de bataille
juridique sur l'autorité habilitée à l'ordonner, le dernier
obstacle à l'exécution du cousin du défunt président Saddam
Hussein. Condamné à mort, Ali le chimique devait être pendu l'an
dernier mais le conseil de la présidence y avait mis son veto.


Ce conseil se compose du président irakien Djalal Talabani,
un Kurde, du vice-président sunnite Tarek al Hachémi et du
vice-président chiite Adel Abdoul Mahdi.


"Ils l'ont approuvée il y a deux jours", a indiqué une
source proche de la présidence. L'information a été confirmée
par un conseiller du Premier ministre Nouri al Maliki.


Aucune date n'a été encore fixée pour l'exécution, ont
ajouté ces deux responsables. "Ce sera une question de jours", a
déclaré le conseiller de Maliki.


L'armée américaine, qui détient Madjid et d'autres anciens
membres du gouvernement de Saddam Hussein, a indiqué qu'elle
n'avait encore reçu aucune demande de remise de la part des
autorités irakiennes, ce qui serait le signe de l'imminence
d'une exécution.


Le conseil n'a pas pris de décision concernant l'ancien
ministre de la Défense de Saddam Sultan Hachem et un ancien
commandant de l'armée, Hussein Rachid Mohamed, condamnés en même
temps que Madjid en juin dernier, ajoute le responsable proche
de la présidence.


Selon lui, le président Talabani et le vice-président
Hachémi estiment que les officiers de l'armée ne devraient pas
être punis pour avoir appliqué les ordres de leurs supérieurs
politiques.


"Il y a des divergences d'opinion concernant les autres qui
doivent être réglées", a précisé ce responsable. Ces différends
expliquent le blocage de la décision d'exécution pendant
plusieurs mois.


Hachem, un ancien général, reste populaire en Irak
contrairement à Madjid, dont la réputation de brutalité
alimentait la peur parmi la population.


Madjid a été reconnu coupable d'avoir conçu et dirigé la
campagne militaire Anfal de 1988 qui a conduit à la mort de
180.000 Kurdes selon l'acte d'accusation.

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