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TCHAD - REPORTAGE

L'opposant tchadien Saleh toujours porté disparu

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Après l’incursion rebelle à N’Djamena, plusieurs opposants politiques ont disparu. Si certains ont été libérés, on est toujours sans nouvelle d'Ibni Oumar Mahamat Saleh. (Reportage V. Herz)

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Ibni Oumar Mahamat Saleh n’est pas réapparu depuis le début du mois de février. Sa famille, inquiète, attend des explications du gouvernement.

 

Moussa Mahamat Saleh, son cousin, n’a aucun doute sur les responsables : "Je vous affirme qu’il a bel et bien été arrêté chez lui par des forces gouvernementales.". Etayant son argumentation, il poursuit : "Nous les distinguons par leur tenue militaire, marquée ANT. Aucun autre militaire tchadien ne détient le Famas, une arme de fabrication française. Il n’y a que la garde présidentielle. C’est une preuve. C’était avec une Toyota qui contenait huit militaires."

 

Sous la pression internationale, le Président a mis en place une commission d’enquête qui s’est réunie mardi pour la troisième fois. Elle est dirigée par le président de l’Assemblée nationale. Ses membres comptent également un représentant de la Francophonie, trois de l’Union européenne et sept notables tchadiens.

 

"Nous sommes toujours au niveau des préalables, des négociations. Le travail n’est pas vraiment commencé", explique Hélène Lambatim, rapporteur de la commission.

 

Et pourtant c’est dans l’Union européenne et en particulier la France que les partisans d’Ibni Oumar Mahamat Saleh placent leur espoir, déçu jusqu’à présent.

 


Makki, membre de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC) et partisan d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, ne cache pas son incompréhension : "Nous sommes surpris par le silence de l’Union européenne et de la France sur ce sujet. Ils n’ont jamais été assez clairs pour nous dire ce qu’ils ont demandé au président Déby, les pressions qu’ils peuvent exercer sur lui."

 

Mardi dans un communiqué, les partisans d’Ibni Oumar Mahamat Saleh ont lancé un dernier appel à la France. S’ils ne sont pas entendus, ils s’adresseront aux Nations unies.

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