Accéder au contenu principal

Reprise inattendue de l'immobilier américain

Un signe d'amélioration du marché de l'immobilier aux Etats-Unis a été enregistré, avec une hausse de 2,9 % des reventes de logements en février. L'immobilier est l'une des causes de la crise actuelle.

PUBLICITÉ

 

Les reventes de logements ont enregistré une hausse inattendue en février aux Etats-Unis en raison d'une baisse très forte des prix, un premier signe d'amélioration pour le marché de l'immobilier que les autorités ont essayé de soutenir avec de nouvelles mesures.

 

Les reventes de logements ont progressé de 2,9% en février par rapport à janvier pour s'établir à 5,03 millions (en rythme annuel), a indiqué lundi le groupement national des agents immobiliers (NAR).

 

C'est la plus forte hausse enregistrée en un an, et une bonne surprise pour les analystes qui tablaient sur 4,86 millions de reventes seulement.

 

La Bourse de New York a applaudi à cette publication, l'indice Dow Jones prenant 1,80% à 12.583,57 points vers 14H50 GMT.

 

Ces chiffres meilleurs que prévu sont à prendre avec prudence mais ils donnent une lueur d'espoir importante puisque l'immobilier a été à l'origine de la crise économique et financière actuelle.

 

"L'immobilier n'est pas un point fort de l'économie, et il ne le sera pas avant longtemps. Mais il semble que le marché de l'immobilier essaie d'arrêter sa baisse", a estimé l'économiste indépendant Joel Naroff.

 

Sur un an toutefois, les ventes ont baissé de 23,8% en février, a précisé la NAR.

 

En janvier, les ventes avaient baissé de 0,4% pour atteindre leur niveau le plus faible depuis la mise sur pied de l'indice de la NAR, en 1999.

 

"L'amélioration de février est un signe de plus que le marché est en train de se stabiliser, même si nous ne prévoyons pas de hausse importante des reventes avant le second semestre", a indiqué Lawrence Yun, le chef économiste de la NAR.

 

L'embellie de février s'explique en grande partie par la très forte baisse des prix médians, qui ont chuté de 8,2% en février par rapport à l'année précédente pour s'établir à 195.900 dollars.

 

C'est la plus forte baisse annuelle des prix jamais enregistrée par la NAR.

 

Les prix médians de vente des logements sont ainsi tombés à leur plus bas niveau depuis mai 2004.

 

Pour M. Naroff, "les prix vont sans doute continuer de baisser, surtout pour les appartements".

 

Du côté des stocks, le nombre de logements anciens disponibles sur le marché a baissé de 3% à 4,03 millions, ce qui représente un stock de 9,6 mois de commercialisation au rythme des ventes de février, contre 10,2 mois en janvier.

 

L'amélioration de l'activité en février s'explique par une hausse de 2,8% des ventes de maisons individuelles, à 4,47 millions, accompagnée d'une progression de 3,7% des ventes d'appartements à 560.000.

 

Par ailleurs les autorités américaines ont continué à prendre des mesures réglementaires pour assouplir le fonctionnement des organismes de financement de l'immobilier et augmenter les liquidités disponibles sur le marché.

 

Aux termes d'une résolution passée lundi, les banques faisant partie du réseau Federal Home Loan Banks vont pouvoir augmenter fortement le montant de leurs achats d'obligations garanties par Fannie Mae et Freddie Mac. Cela devrait permettre d'apporter "plus de 100 milliards de dollars" au marché, a précisé l'organisme dans un communiqué.

 

Les Etats-Unis comptent 12 Federal Home Loan Banks régionaux, qui rassemblent des banques commerciales, des institutions financières, des compagnies d'assurance entre autres, et sont chargés de fournir un financement à bas coût pour l'immobilier.

 

Mercredi dernier déjà, les autorités américaines avaient assoupli les règles des organismes de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac pour leur permettre de garantir jusqu'à 200 milliards de dollars de plus.

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.