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La lutte contre l'inflation, priorité de la BCE

Devant le Parlement européen mercredi, le Président de la Banque Centrale Européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a placé l'inflation en tête des préoccupations de l'autorité financière.

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L'inflation reste la menace principale pour l'économie de la zone euro, même en période de grande incertitude liée à la crise financière, a indiqué mercredi le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet.

La lutte contre l'inflation à moyen terme est "la plus haute priorité" de la BCE, a déclaré M. Trichet devant le Parlement européen à Bruxelles, alors que les prix à la consommation atteignent des sommets en zone euro, principalement à cause de l'envolée des prix des denrées alimentaires et de l'énergie.

Le taux d'inflation a atteint un niveau record en février en zone euro, à 3,3% sur un an et devrait rester nettement supérieur à 2% pendant une bonne partie de 2008, a répété M. Trichet. L'objectif de la BCE est un niveau légèrement inférieur à 2%.

La BCE craint aussi de fortes revalorisations de salaires pour compenser le renchérissement du coût de la vie, qui viendraient encore alimenter l'inflation, a rappelé le Français.

Pour lui, la politique menée par la BCE, qui a laissé son taux directeur inchangé à 4% depuis l'automne dernier, est la meilleure réponse à ce problème. "La politique monétaire actuelle va contribuer à atteindre notre objectif de stabilité des prix", a-t-il réaffirmé, refusant de suivre l'exemple de la Réserve fédérale américaine qui a fortement assoupli les conditions du crédit aux Etats-Unis depuis l'éclatement de la crise des prêts hypothécaires à risque ("subprime") cet été. La Fed a ramené son principal taux directeur à 2,25%.

Mais la Fed et la BCE ne font pas face à la même situation économique et les banques centrales doivent prendre leurs décisions en fonction de cela, a affirmé une nouvelle fois M. Trichet. Alors que l'économie américaine fait face à des menaces de récession, "l'économie (de la zone euro, ndlr) a des fondamentaux sains" et une "croissance modérée", a-t-il expliqué.

Pour autant, les conséquences de la crise financière et la flambée de l'euro face au dollar sont des sujets qui inquiètent également la BCE.

"Je ne dirais pas que le pire est derrière nous" concernant la crise financière, a affirmé M. Trichet.

Concernant les taux de change, il s'est redit "préoccupé", estimant qu'une "volatilité excessive (...) est indésirable" pour la croissance. Il a également répété avoir noté avec "grande attention" les déclarations de responsables américains en faveur d'un dollar fort. Ceci n'empêchait pas le billet vert de remonter mercredi dans la matinée: un euro s'échangeait à plus de 1,57 dollar.
 

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