Accéder au contenu principal

Calme à Bassorah, violences à Bagdad

Après six jours d'affrontements, le calme est revenu à Bassorah, dans le sud de l'Irak, alors que le chef chiite Moktada al-Sadr a appelé ses partisans à quitter les rues. Des violences se poursuivent à Bagdad. (Récit : G. Savery)

Publicité

BASSORAH, Irak, 31 mars (Reuters) - La vie semblait avoir repris un cours normal lundi à Bassorah, dans le sud de l'Irak, où l'imam chiite Moktada al Sadr a appelé ses partisans à quitter les rues, mais des violences se sont poursuivies à Bagdad.

 

Cinq jours après le déclenchement d'une offensive des forces irakiennes contre les miliciens sadristes de l'Armée du Mahdi, Sadr a ordonné dimanche à ses partisans de cesser le combat.

Selon un journaliste de Reuters présent à Bassorah, les combattants de l'Armée du Mahdi n'étaient plus visibles lundi dans de nombreux quartiers de la deuxième ville du pays, par laquelle transitent 80% des revenus pétroliers irakiens.

 

"Nous contrôlons les villes autour de Bassorah et aussi le centre de la ville. Il n'y a plus d'affrontements dans Bassorah. Nous procédons maintenant au déminage des bombes encore présentes sur les chaussées", a dit le général Mohammed Djaouan Houweïdi, commandant de la 14e Division de l'armée irakienne.

 

Certains magasins ont rouvert, certains pour la première fois depuis près d'une semaine. Les écoles devraient de nouveau accueillir les élèves mardi.

 

A Baghdad, en revanche, où le couvre-feu a été partiellement levé, la trêve semble pour le moins précaire.

 

Plusieurs explosions ont retenti dans la "Zone verte". Au moins six obus de mortier se sont abattus sur ce quartier fortifié du centre-ville où se trouvent la plupart des institutions irakiennes ainsi que les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, a-t-on appris de source policière.

 

Selon le commandant Mark Cheadle, porte-parole des forces américaines, des affrontements ont également éclaté à l'aube dans plusieurs quartiers de la capitale irakienne.

 

Dimanche soir, après l'appel de l'imam Sadr, des hélicoptères américains sont sortis à trois reprises au moins au-dessus de Bagdad. Un de ces raids a été fatal à 25 insurgés qui avaient attaqué un convoi.

 

"Les attaques n'ont pas cessé. Il y a encore un grand nombre d'ennemis, nous n'allons pas cesser de protéger la population", a dit le commandant Cheadle, qui a toutefois évoqué un ralentissement du rythme des combats.

 

Le Premier ministre irakien, Nouri al Maliki, a lancé l'offensive mardi dernier pour reprendre le contrôle de Bassorah et mettre un terme aux affrontements entre milices chiites rivales.

 

Selon un bilan diffusé lundi par le ministère de l'Intérieur, les combats ont fait 210 morts et 600 blessés à Bassorah, le seul port maritime d'Irak.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.