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Sadr rappelle ses milices, le couvre-feu est levé

Le chef radical chiite Moqtada Sadr a appelé ses miliciens à se "retirer des rues", après de violents combats avec les forces gouvernementales. Le couvre-feu est levé en partie ce lundi. (Correspondance L. Menget)

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Le chef radical chiite Moqtada Sadr a appelé dimanche ses miliciens à se "retirer des rues" dans une déclaration publiée par son bureau à Nadjaf (centre-sud), après de violents combats avec les troupes régulières irakiennes débutés le 25 mars.

"Nous voulons que les Irakiens arrêtent de verser le sang, et qu'ils défendent l'indépendance et la stabilité du pays et pour cela, nous avons décidé de nous retirer des rues de Bassorah et d'autres provinces", a annoncé le chef radical dans cette déclaration, signée de son nom.

"Dans le cadre de mes responsabilités légitimes pour mettre un terme à l'effusion de sang entre Irakiens; pour maintenir la réputation du peuple irakien, et l'unité du pays et de sa population; pour préparer son indépendance et sa libération des forces des ténèbres; et pour éteindre le feu de la division allumée par les occupants et leurs valets, nous appelons le peuple irakien à être responsable", indique en préambule la déclaration du jeune chef chiite.

Cet appel intervient près d'une semaine après le début de combats, le 25 mars, entre l'Armée du Mahdi, la milice de de Moqtada Sadr, et les forces régulières irakiennes appuyées par des unités américaines.

Ces combats, qui ont fait plus de 270 tués et des centaines de blessées, ont commencé à Bassorah, le grand port pétrolier du sud de l'Irak, avant de s'étendre à d'autres villes du sud du pays et aux quartiers chiites de Bagdad.

Une accalmie est intervenue dimanche mais les deux principales villes du pays, Bagdad et Bassorah (550 km au sud de la capitale), restaient paralysées par une interdiction générale de circuler.

Des pourparlers entre la milice de Moqtada Sadr et le gouvernement irakien avaient débuté samedi à Nadjaf, pour tenter de résoudre la crise.

Le mouvement sadriste, farouchement opposé à l'occupation américaine en Irak, accuse M. Maliki d'être à la solde des Américains et a demandé qu'il démissionne. Fort d'un important soutien populaire, il exige que lui soit réservé plus de pouvoir.

M. Maliki n'a pas désigné explicitement le mouvement sadriste comme l'objectif de l'opération qu'il supervise personnellement à Bassorah, et assure qu'il veut éliminer des "éléments criminels" terrorisant les civils.

Mais le gouvernement exige depuis des mois la dissolution de l'Armée du Mahdi, une organisation paramilitaire puissante qu'il ne contrôle pas.

Avant le début des combats, Moqtada Sadr respectait depuis fin août 2007 un cessez-le-feu unilatéral et sa milice s'est abstenue de toute opération contre les armées irakienne et américaine.

 

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