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Jacques Rogge préoccupé par la situation au Tibet

Jacques Rogge, président du Comité international olympique, se dit très préoccupé "par ce qui s'est passé au Tibet". Il affirme que "la violence n'est pas compatible avec les valeurs des Jeux olympiques".

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A quelques heures de l'exhibition de la flamme olympique à Paris, la Chine a condamné lundi les manifestations qui ont émaillé son passage à Londres et le président du CIO s'est dit préoccupé par ces actions tout en répétant qu'il n'y avait pas d'élan en faveur d'un boycott des JO.

 

Des opposants à la répression par les autorités chinoises de manifestations indépendantistes au Tibet ont transformé l'étape londonienne du "voyage de l'harmonie" voulu par Pékin en une véritable course d'obstacles.

 

Au moins 35 personnes ont été arrêtées et le cordon de police qui entourait la flamme a dû, à un moment donné, la mettre à l'abri d'un bus à impériale pour empêcher une centaine de manifestants de s'en emparer.

 

De son côté, la télévision d'Etat chinoise a préféré s'intéresser aux foules de sympathisants présentes le long du parcours de la flamme et aux sportifs britanniques qui ont porté le flambeau, sans montrer à aucun moment les manifestants.

 

Un responsable chinois cité par l'agence de presse officielle Chine nouvelle n'a pas caché sa colère.

 

"Aujourd'hui, un petit nombre d'éléments favorables à l'indépendance du Tibet ont cherché à perturber la transmission de la flamme sacrée des Jeux olympiques à Londres", a déclaré un porte-parole non identifié du service des JO de Pékin chargé du relais de la flamme. "Nous condamnons vivement ce vil comportement."

 

La capitale de la région autonome du Tibet, Lhassa, a été le théâtre le mois dernier de manifestations de moines bouddhistes hostiles à la souveraineté chinoise, qui ont donné lieu le 14 mars à des émeutes. Depuis, les forces de sécurité se sont déployées en nombre au Tibet ainsi que dans d'autres secteurs à forte population tibétaine.

 

 

 

ROGGE DÉNONCE LA VIOLENCE

 

Le premier groupe de suspects accusés d'être à l'origine de ces émeutes mortelles sera bientôt jugé à Lhassa, rapporte le China News Service, citant des responsables.

 

Le président du Comité international olympique, Jacques Rogge, s'est dit très préoccupé "par la situation internationale et par ce qui s'est passé au Tibet".

 

"Le relais de la flamme a été visé. Le CIO a exprimé sa grave préoccupation et appelle à une résolution rapide et pacifique au Tibet", a-t-il dit dans un discours à l'Association des comités olympiques nationaux, à Pékin.

 

"La violence, quelles que soient ses raisons, n'est pas compatible avec les valeurs de la transmission de la flamme des Jeux olympiques. Certains ont brandi l'idée d'un boycott. A l'heure où je vous parle, il n'y a pas d'élan en faveur d'un boycott général."

 

Samedi, Rogge avait estimé que le CIO avait pris une "sage décision" en confiant à Pékin l'organisation des Jeux.

 

Le passage de la flamme olympique, qui traversera Paris lundi sous forte surveillance policière avant de partir pour San Francisco, devrait continuer à concentrer les actions des manifestants dénonçant le bilan de la Chine en matière de droits de l'homme jusqu'au début des Jeux, en août à Pékin.

 

Des responsables chinois ont reproché au leader spirituel des Tibétains en exil, le dalaï lama, d'avoir fomenté ces troubles pour promouvoir la cause de l'indépendance et ont promis de réprimer sévèrement les émeutiers et les manifestants.

 

Le dalaï lama rejette ces accusations et dit souhaiter une autonomie véritable du Tibet, et non son indépendance.

 

La justice chinoise a inculpé 17 personnes d'"homicide par incendie". Un responsable cité affirme que les accusés "essuieront la sévère sanction de la loi".

 

La police a dit la semaine dernière avoir arrêté plus de 800 personnes impliquées dans les violences à Lhassa, ajoutant que 280 autres s'étaient rendus aux autorités.

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