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Les Philippins réclament une hausse des salaires

Des milliers de manifestants défilent à Manille pour réclamer des augmentations de salaire, à l'occasion du 1er mai. L'inflation mine l'économie philippine et touche particulièrement les prix des produits alimentaires.

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A l'occasion du 1er mai, des milliers de manifestants ont défilé jeudi dans la capitale des Philippines pour réclamer des augmentations de salaire alors que l'inflation dans le pays a fait bondir les prix des produits alimentaires.

Quelque 3.000 policiers, afin d'éviter tout acte de violence, ont été déployés dans la ville où plusieurs rassemblements ont commencé à se former.

Les manifestants devraient converger, à la fin de la journée, vers plusieurs points de la capitale dont un, non loin du palais de la présidente Gloria Arroyo.

Le chef de la police de Manille Geary Barias, a averti que les manifestants ne seraient autorisés à défiler près du palais que s'ils restaient calmes.

"Nous n'avons reçu aucune menace pour aujourd'hui et on croit à la sincérité des organisateurs de la manifestation qui célébreront le 1er mai d'une manière pacifique", a déclaré à la presse Geary Barias.

Des commandos d'élite de la police, armés de fusils d'assaut, ont été toutefois déployés le long des grands axes menant à Manille tandis que des unités anti-émeute ont été placées en état d'alerte maximale près des bâtiments gouvernementaux", ont indiqué des journalistes de l'AFP.

"La crise économique devient plus dure et plus intense cette année", a déclaré Renato Reyes, secrétaire général du Bayan, une organisation de gauche.

"Les travailleurs philippins, a-t-il ajouté, ont tout lieu d'être en colère et d'être frustrés" par la politique gouvernementale.

Le May One Movement, pour sa part, a réclamé la démission de la présidente Gloria, l'accusant de ne pas avoir pris des mesures, destinées à combattre l'escalade du prix du riz ou de ne pas avoir donner la priorité à une augmentation légiférée des salaires.

"Les travailleurs ont faim et sont mécontents de la dureté du gouvernement Arroyo auquel ils réclament des augmentations de salaire, un contrôle des prix et des réformes économiques conséquentes", a lancé Elmer Labor, le président de ce mouvement.

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