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ESPAGNE - PAYS BASQUE

Trois bombes explosent au Pays basque espagnol

2 min

Les trois explosions n'ont fait aucun blessé au Pays basque espagnol. La radio Cadena Ser annonce qu'un inconnu avait prévenu par téléphone de la présence de bombes à San Sebastian.

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Trois explosions, dont deux attribuées à l'ETA, ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi au Pays Basque espagnol (nord), faisant uniquement des dégâts matériels, a indiqué à l'AFP la police autonome basque.

Une bombe de "forte puissance" et d'origine indeterminée a explosé vers minuit (22H00 GMT) dans un bâtiment du ministère espagnol du Travail de la localité d'Arrigoriaga (Biscaye), a précisé la police.

Deux autres bombes ont explosé peu après a proximité de l'Institut basque de sécurité et santé du travail à Saint Sébastien, causant de "faibles dégâts", après un appel au nom de l'ETA au service d'assistance routière (DYA) prévenant de l'imminence des explosions, a ajouté la police.

Selon cette dernière, qui enquête sur l'origine de la première bombe, ces explosions n'ont apparemment "rien à voir" entre elles. L'ETA utilise souvent la DYA pour avertir d'un prochain attentat.

Les explosions sont intervenues quelques heures après l'incarcération mercredi de la maire de la ville de Mondragon au Pays Basque, où un ex-conseiller municipal socialiste, Isaias Carrasco, avait été assassiné par l'ETA le 7 mars, deux jours avant les élections législatives espagnoles.

Innocencia Galparsoro, membre du parti ANV (Action nationaliste basque) et qui avait refusé de condamner ce meurtre, a été envoyée en prison par le juge Baltasar Garzon de l'Audience national, qui l'a notamment accusée de "collaboration avec une organisation terroriste".

Le dernier attentat de l'ETA remontait au 20 avril avec l'explosion d'une bombe près du siège du Parti socialiste dans la localité basque d'Elgoibar, qui avait fait uniquement de dégâts matériels.

L'organisation armée, jugée responsable de plus de 800 morts en 40 ans de violence, a visé à plusieurs reprises ces derniers mois des installations du Parti socialiste au Pays Basque.

Elle a annoncé son intention de poursuivre ses attentats après la rupture en juin dernier d'un "cessez-le-feu permanent" annoncé en mars 2006 et l'échec de négociations avec le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero.
 

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