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Macao acclame la torche olympique

Des milliers de personnes sont venues acclamer la torche olympique à Macao, capitale chinoise du jeu. Le relais était sécurisé par 2 200 policiers. Prochaine étape dimanche sur l'île méridionale chinoise de Hainan. (Récit : V. Giebel)

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La flamme olympique a été saluée samedi par des milliers de personnes à Macao, la capitale chinoise du jeu, au lendemain d'une étape sans encombre à Hong Kong qui signait le retour de la torche en terre chinoise après un périple mondial parfois tumultueux.

Par un temps magnifique, le relais de la torche a sillonné sans le moindre incident l'ancienne colonie portugaise rétrocédée à la Chine en 1999.

Des milliers de personnes étaient massées sur le trajet du relais, munies de drapeaux chinois et vêtues de rouge. Beaucoup s'abritaient du soleil ardent sous des parasols.

La torche est passée devant les immenses casinos, comme le Venetian, le Wynn Macao et le Grand Lisboa, qui ont permis à ce territoire du sud de la Chine de rivaliser avec Las Vegas.

Les casinos représentent la principale industrie de Macao (450.000 habitants) depuis son retour sous souveraineté chinoise. En 2007, les recettes ont atteint 10,4 milliards de dollars, en hausse de 46% sur un an, se rapprochant de celles de Las Vegas, qui détient toujours la première place mondiale du jeu.

L'ancienne colonie portugaise compte actuellement 29 casinos, soit plus de 4.300 tables de jeu.

Parmi les 120 relayeurs figurait Stanley Ho, le magnat octogénaire des casinos, qui a exercé pendant quatre décennies un monopole sur le jeu à Macao jusqu'à ce que les autorités libéralisent la législation en 2002.

Outre les casinos, la torche est passée devant certains des sites les plus connus de l'ancienne colonie portugaise et devant le temple A-Ma, vieux de 500 ans.

Quelque 2.200 policiers avaient été mobilisés dans les rues de cette Région administrative spéciale (RAS) de 28 kilomètres carrés. Manuel Silverio, premier vice-président du Comité olympique de la ville, s'était déclaré confiant que l'escale se déroulerait "sans incident et sans interruption".

Selon la presse locale, deux militants pro-démocratie hongkongais avaient été refoulés cette semaine de Macao.

Un citoyen chinois âgé de 22 ans, Heinrich Caciano, de la province de Guangdong, qui étudie le droit à Macao, était sur le parcours, portant un T-shirt qui proclamait "I Love China". "Je veux que les étrangers sachent que le peuple chinois soutient les jeux Olympiques", a-t-il déclaré à l'AFP.

La flamme devait s'envoler dans la soirée pour l'île méridionale chinoise de Hainan, où un relais doit avoir lieu dimanche avant le début d'une tournée à travers la Chine jusqu'à la cérémonie d'ouverture des Jeux de Pékin, le 8 août.

Le relais de la flamme des Jeux Olympiques 2008, sérieusement chahutée depuis son allumage en Grèce par des défenseurs des droits de l'Homme et de la cause tibétaine, est le plus long de l'histoire des Jeux avec quelque 137.000 kilomètres parcourus sur les cinq continents.

Son passage a été mouvementé à Londres et a tourné au fiasco à Paris, où des incidents ont éclaté, entraînant un coup de froid diplomatique entre la France et la Chine.

Pékin accuse le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains, qui vit en exil en Inde, d'être l'instigateur des manifestations anti-chinoises et des émeutes meurtrières qui ont commencé le 10 mars dans la capitale du Tibet, Lhassa, avant de s'étendre à d'autres régions.

Sous pression internationale, les autorités chinoises ont proposé de reprendre le dialogue avec un représentant du dalaï-lama. Deux émissaires de ce dernier étaient attendus samedi en Chine, pour des entretiens sur la crise au Tibet.

Au moins 203 personnes ont été tuées dans les émeutes au Tibet réprimées par la Chine depuis le 10 mars, selon le gouvernement tibétain en exil. Pékin accuse des émeutiers tibétains d'avoir tué 18 civils et deux policiers.

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