Accéder au contenu principal

Le bilan du cyclone s'alourdit à 15 000 morts en Birmanie

Les autorités birmanes ont déclaré que le bilan du passage du cyclone Nargis, sur plusieurs régions de Birmanie, s'élevait désormais à 15 000 morts. La seule ville de Bogolay compterait, à elle seule, 10 000 victimes. (Récit : P. Paccard)

Publicité

La radio officielle birmane a appelé mardi la population à prendre des mesures de prévention face aux risques d'épidémies après le passage du cyclone Nargis qui a fait officiellement plus de 10.000 morts alors que les autorités redoutent un bilan nettement plus lourd.

La radio contrôlée par la junte a notamment exhorté les six millions d'habitants de Rangoun, principale ville du pays durement éprouvée par la catastrophe, à "boire de l'eau portée à ébullition et veiller à protéger la nourriture des parasites".

Les habitants de Rangoun sont privés d'eau potable et d'électricité pour la quatrième journée consécutive alors que les ordures s'amoncellent dans les rues.

"Mangez des fruits frais, utilisez des toilettes propres et jetez systématiquement les ordures", préconise la radio qui met en garde contre "les moustiques et les serpents".

Le média d'Etat suggère également de se rendre immédiatement à l'hôpital en cas de besoin.

Il est toutefois improbable que les quelque 24 millions de Birmans, dans le plus profond dénuement, soient sensibles à cette batterie de recommandations.

L'hôpital général de Rangoun a été partiellement détruit par le cyclone Nargis et les unités de cancérologie et de cardiologie ont entièrement disparu, selon la radio.

Des images de télevision ont diffusé des images des régions affectées, principalement dans le delta de l'Irrawaddy (sud-ouest) où les voies d'accès sont devenues impraticables.

De nombreux pays et organisations internationales se sont mobilisés lundi pour venir en aide aux survivants du cyclone Nargis, qui a ravagé ce week-end plusieurs régions de Birmanie, faisant plus de 10.000 morts et des centaines de milliers de sans-abri, selon le ministre birman des Affaires étrangères, Nyan Win.
 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.