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IRAK - SADDAM HUSSEIN

Les mémoires de Saddam bientôt en librairie

3 min

L'avocat de l'ancien dictateur annonce que le premier tome de ses mémoires sortira à la fin de l'année. On y apprend, notamment, que Saddam Hussein redoutait de contracter le sida pendant sa détention.

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Le premier des trois tomes des mémoires de Saddam Hussein sortira à la fin de cette année, a-t-on appris mardi auprès de l'avocat du défunt dictateur, Khalil Al-Doulaïmi.

"Nous travaillons jour et nuit pour rassembler les mémoires du défunt "raïs" (président, en arabe) irakien, afin de pouvoir publier dès la fin de cette année le premier tome", a déclaré mardi à l'AFP Khalil Al-Doulaïmi, à la tête de l'équipe d'avocats qui avait défendu Saddam Hussein.

"Les mémoires de Saddam comportent plus de 2.000 pages: 400 ont été écrites de sa main, mais pour le reste nous avons dû retranscrire ce qu'il nous dictait ou ce dont nous nous souvenions car les Américains nous interdisaient souvent de quitter la prison avec des manuscrits de Saddam", a-t-il ajouté, précisant qu'il avait rendu 144 visites au président dans sa prison.

"Le récit est très long, allant de son enfance à son accession au pouvoir et jusqu'aux derniers jours de sa vie, nous avons donc dû le diviser en plusieurs volumes pour faciliter la lecture", a-t-il poursuivi.

Interrogé par l'AFP sur la publication par certains journaux d'extraits de ces mémoires, M. Doulaïmi a accusé "la chaîne américaine CNN, la seule à avoir retransmis les dernières minutes de Saddam dans sa cellule". Selon lui, "il est possible que des feuillets aient été filmés et retranscrits par la suite".

"Le premier tome est constitué de récits de Saddam, le second de ses écrits et le troisième est consacré à son procès", a-t-il expliqué.

"Saddam Hussein a toujours affirmé que l'invasion américaine de l'Irak (en mars 2003) n'avait pas pour enjeu la chute de son régime, mais bien le contrôle de toute la région", a en outre assuré M. Doulaïmi.

"Il sera question des conditions de l'arrestation et de l'emprisonnement de Saddam, ainsi que de sa condition d'homme ordinaire, soucieux de sa santé et de sa propreté, comme le journal britannique "Sun" l'avait montré, il lavait par exemple lui-même son linge", a ajouté l'avocat.

"Saddam a toujours envisagé la possibilité d'être exécuté, cette solution, la plus dure, ne l'a jamais quitté", a-t-il poursuivi.

"Le raïs accomplissait les cinq prières quotidiennes et était très pieux", a ajouté Khalil Al-Doulaïmi.

Concernant les révélations récentes de la presse affirmant que l'ex-dictateur redoutait d'attraper le sida en prison, M. Doulaïmi a assuré à l'AFP que Saddam ne lui "a jamais parlé de cette maladie ou de sa peur". Toutefois, le magistrat affirme que la propreté du raïs était légendaire.

"L'armée américaine avait mis à sa disposition un soldat pour ses tâches ménagères, mais il veillait personnellement à la propreté de son environnement", a-t-il affirmé.

"Il ne portait aucun vêtement fourni par les Américains, avec sa famille nous lui apportions tout: nourriture, vêtements, nécessaire pour la toilette...", a précisé M. Al-Doulaïmi.

Les troupes américaines ont débusqué le dictateur le 13 décembre 2003, dans une cache souterraine près de son fief Tikrit (nord de Bagdad). Son procès a débuté le 19 octobre 2005.

Saddam Hussein a été pendu le 30 décembre 2006 après avoir été condamné par un tribunal irakien pour crimes contre l'humanité pour avoir ordonné l'exécution de 148 habitants chiites de la localité de Doujail (au nord de Bagdad) après une tentative d'assassinat dont il avait fait l'objet en 1982.
 

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