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SERBIE - ELECTIONS

Le scrutin législatif serbe se focalise sur l'Europe

3 min

Les élections législatives ce dimanche en Serbie apparaissent comme un référendum pour ou contre l'intégration à l'UE. L'alliance pro-européenne est au coude à coude avec les ultranationalistes du Parti radical serbe. (Récit P. Paccard)

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La Serbie vote dimanche pour des élections législatives capitales où s'affrontent pro-européens et ultranationalistes eurosceptiques, au coude à coude dans les sondages, et qui fait de ce scrutin un véritable référendum pour ou contre l'intégration du pays à l'UE.

Selon les derniers sondages, les ultra-nationalistes du Parti radical serbe (SRS) sont crédités de 34% et ne devancent que d'un point l'alliance pro-européenne rassemblée autour du Parti démocrate (DS) du président Boris Tadic.

Ce scrutin est le plus important pour l'avenir du pays depuis la chute du régime autoritaire de Slobodan Milosevic en 2000.

Les quelque 6,7 millions d'électeurs sont invités à se rendre dans plus de 8.600 bureaux de vote qui ouvriront leurs portes à 07H00 locales (05H00 GMT). Le scrutin sera clos à 20H00 locales (18H00 GMT) et les premières estimations devraient être connues vers 22H00 (20H00 GMT).

Les autorités de Belgrade ont fait en sorte que les 120.000 Serbes du Kosovo puissent voter aussi, manifestant ainsi leur refus de reconnaître l'indépendance du territoire.

Cette décision a suscité la colère des autorités kosovares et de la Mission de l'ONU (MINUK), qui administre le Kosovo depuis la fin du conflit de 1998-99 entre forces serbes et séparatistes albanais. Pour elles, ce scrutin est illégal.

Car l'indépendance du Kosovo, le 17 février, est à l'origine de la crise gouvernementale qui a conduit à la convocation de ces élections législatives anticipées. Les électeurs serbes voteront aussi pour les élections municipales.

En mars, le Premier ministre nationaliste, Vojislav Kostunica, a rompu son alliance avec les pro-européens restés favorables au rapprochement avec l'UE malgré le soutien de Bruxelles à l'indépendance du Kosovo. Les pro-européens sont toutefois également opposés à cette indépendance et considèrent toujours ce territoire comme une province serbe.

Le paysage politique serbe est bloqué depuis plusieurs mois. Déjà en février, lors de l'élection présidentielle, le pro-européen Tadic ne l'avait emporté que d'extrême justesse contre le leader du SRS, l'ultranationaliste Tomislav Nikolic.

Ce clivage, où ni l'un ni l'autre camp ne paraît en mesure d'obtenir une majorité décisive, pourrait permettre à des formations minoritaires de jouer un rôle d'arbitre déterminant dans la formation du nouveau gouvernement.

C'est le cas notamment du Parti socialiste (SPS) de l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, crédité de 7% des voix, et de la formation libérale du LPD, qui pourrait recueillir 8% des voix.

Les élections serbes seront suivies avec une extrême attention à Bruxelles où les Européens ont multiplié les signes de soutien aux pro-européens, en signant notamment un Accord de stabilisation et d'association avec Belgrade, une première étape importante dans la voie vers l'adhésion.
 

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