Accéder au contenu principal
LIBAN

La Ligue arabe appelle à la fin immédiate des violences

3 min

Réunis dimanche au Caire, les ministres arabes des Affaires étrangères ont lancé un appel à l'arrêt des combats au Liban. En cinq jours de violences, 42 personnes sont mortes au pays du Cèdre. (Reportage : AFP)

Publicité

Les ministres arabes des Affaires étrangères ont annoncé dimanche qu'ils enverraient une délégation ministérielle à Beyrouth pour des discussions avec les dirigeants libanais, lors d'une réunion extraordinaire au Caire consacrée à la situation au Liban.

Dans une résolution rendue publique à l'issue de la réunion, les ministres ont appelé les dirigeants politiques libanais "à participer à une réunion avec une délégation ministérielle (de la Ligue arabe) ... afin de discuter de la situation dangereuse au Liban et élaborer une feuille de route urgente afin de mettre en oeuvre l'initiative arabe".

La réunion est intervenue alors que des affrontements sanglants opposent depuis mercredi des militants de l'opposition, menée par le Hezbollah appuyé par Damas et Téhéran, et des partisans du gouvernement, soutenu par les Etats-Unis et l'Europe notamment, qui ont fait 42 morts. Dimanche, de violents combats ont éclaté dans plusieurs zones à majorité druze au sud-est de Beyrouth.

Les chefs de diplomatie se sont réunis à la demande de deux influents pays arabes, l'Arabie saoudite et l'Egypte, et en l'absence du Syrien Walid al-Mouallem, dont le pays est accusé d'être l'un des principaux responsables de l'impasse dans ce pays.

La réunion à Beyrouth rassemblerait le Premier ministre Fouad Siniora, le dirigeant sunnite Saad Hariri et l'ancien président chrétien Amine Gemayel (majorité antisyrienne), le président du Parlement Nabih Berri, le dirigeant chrétien Michel Aoun et le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah (opposition).

La Ligue a décidé d'envoyer "très rapidement" à Beyrouth une délégation présidée par le Qatar, et à laquelle participera le secrétaire général de l'organisation, Amr Moussa, pour préparer les discussions, a indiqué ce dernier.

La délégation ne comprendra pas l'Egypte et l'Arabie saoudite, qui soutiennent le gouvernement de Fouad Siniora, ni la Syrie, allié du Hezbollah.

La Ligue arabe "rejette l'utilisation de la violence armée pour atteindre des objectifs politiques en dehors du cadre de la légitimité constitutionnelle" et appelle au "retrait de toutes les armes des rues" libanaises, selon la résolution.

Les ministres ont également appelé à "la fin immédiate des violences, des tirs au Mont Liban et au retrait des hommes armés afin de permettre un déploiement de l'armée".

Ils ont réitéré leur soutien à l'initiative arabe sur le Liban présentée en janvier par la Ligue arabe.

Cette initiative prévoit l'élection du candidat de consensus, le général Michel Sleimane, comme président, sans conditions préalables, un gouvernement d'union nationale pour le Liban et l'élaboration d'une loi électorale agréée par toutes les parties en vue des prochaines élections générales de 2009.

Auparavant, des désaccords étaient apparus concernant le texte de la déclaration finale.

Une première mouture du texte avait été élaborée par l'Egypte et soutenue par six autres pays, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït, le Liban, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, ont indiqué des délégués à l'AFP.

Mais d'autres pays, notamment la Syrie, représentée par son ambassadeur à la Ligue Ahmed Youssef, avaient rejeté ce projet de résolution "à cause de la condamnation implicite du Hezbollah", a expliqué à l'AFP un diplomate sous condition d'anonymat.
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.