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Un premier avion d'aide américain en Birmanie

Un avion militaire américain transportant de l'aide pour les survivants du cyclone est arrivé à Rangoun. En parallèle, les Marines stationnés en Thaïlande se tiennent prêts à intervenir. (Reportage : C. Payen et S. Kane)

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Le premier avion de l’armée américaine, rempli d'aide pour les sinistrés du cyclone Nargis, a atterri ce lundi à l'aéroport de Rangoun. Il s'agit d'un cargo C-130, chargé de plus de 12 tonnes de matériel, dont des unités de traitement de l'eau, des moustiquaires et des couvertures.
 

Par ailleurs, à 250 kilomètres de Rangoun, dans la base de Mae Sot près de la frontière avec la Thaïlande, les Marines se tiennent prêts à intervenir, si la junte ouvre un corridor terrestre vers la région du Delta. Notre correspondant Cyril Payen les a rencontrés. Les troupes d'élite américaines préparent une opération de grande envergure.

"Nous sommes en mission de reconnaissance. Nous vérifions quel genre d'avion nous pouvons faire atterrir ici. Ensuite le haut commandemant décidera de ce qu'on mettra en place pour apporter de l'aide humanitaire au peuple birman", a déclaré un officier des Marines à Cyril Payen.

Rien n'est laissé au hasard, même si les Américains, bête noire de la dictature, ne sont pas les bienvenus.

 

Un Birman l'explique à un officier des Marines : "Les généraux savent déjà que vous êtes arrivés en reconnaissance dans cette région. Et maintenant, du côté birman, ils sont très inquiets que les Américains débarquent. Ils sont tous inquiets, la police et l'armée."

 

Cependant Cyril Payen le constate : "Des milliers d'hommes sont prêts à être déployés".

L'Onu fait pression sur la junte


Dix jours après la catastrophe provoquée par le passage du cyclone Nargis, dont le bilan officiel est estimé à 31 938  morts et 2 millions de sinistrés, le rythme d'arrivée des secours en faveur des rescapés s'est un peu accéléré depuis dimanche.

Les négociations menées par les Nations unies avec la junte birmane, accusée de repousser les efforts internationaux visant à aider les survivants menacés de maladie et de famine, restent lentes et difficiles.

Ce lundi, lors d'une conférence de presse,  le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon a exprimé "[sa] préoccupation et [son] immense frustration devant la lenteur inacceptable de la réponse à cette grave crise humanitaire". "Nous en sommes à un point critique", a-t-il déclaré. "Si davantage d'aide n'entre pas dans le pays très rapidement, nous risquons de faire face à des épidémies de maladies infectieuses qui pourraient surpasser la crise actuelle. J'appelle en conséquence avec la plus grande énergie le gouvernement de la Birmanie à donner la priorité à la vie de ses compatriotes."

Ban Ki-moon a déploré que le gouvernement birman "continu[ait] à refuser d'accorder des visas à la plupart des travailleurs humanitaires étrangers".

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